Afficher la carnosine sur l'étiquette : ce que veulent vraiment les consommateurs canadiens

Le porc contient naturellement de la carnosine, un composé qui pourrait soutenir le vieillissement en santé et la fonction immunitaire. Pourtant, la plupart des Canadiens n'en ont jamais entendu parler. Des chercheurs de l'Université de l'Alberta ont voulu savoir : l'étiquetage de la carnosine pourrait-il aider à vendre du porc, et si oui, quel type d'étiquette fonctionne le mieux? Dans un sondage en ligne mené en 2015 auprès de 885 consommateurs canadiens de porc, les participants choisissaient entre des côtelettes de porc affichant différentes étiquettes et différents prix. Les étiquettes testées comprenaient une allégation santé sur la carnosine, une allégation sur la teneur en nutriments, une inscription dans le tableau de la valeur nutritive (TVN), une allégation sur les protéines et une étiquette Porc canadien vérifié. La plupart des consommateurs ont dévalué le porc étiqueté avec des allégations santé ou nutritives sur la carnosine — ils avaient besoin d'un prix plus bas pour envisager de l'acheter. En revanche, l'inscription de la carnosine dans le TVN a généré une légère disposition à payer un prix plus élevé. Les allégations sur les protéines et l'étiquette Porc canadien vérifié étaient nettement préférées.

Les consommateurs font confiance à ce qu'ils reconnaissent. Si vous élevez des porcs avec des niveaux accrus de carnosine, le TVN pourrait être votre meilleure voie vers une prime  — bien que les obstacles réglementaires soient importants. Améliorer les connaissances nutritionnelles des consommateurs pourrait également contribuer à augmenter la consommation à long terme.

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CCSI
CCSI
Arenna, Ellen Goddard, Violet Muringai, Université de l'Alberta
https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1111/cjag.12190

Traitement antibiotique dans l’eau pour les porcelets en pouponnière exposés au virus du SRRP

Un traitement dans l'eau réduit la mortalité des porcelets en pouponnière exposés au SRRP

Une récente étude du CDPQ démontre que l'ajout de Tylvalosine (Aivlosin®) dans l'eau de boisson améliore significativement l'état de santé des porcelets récemment exposés au virus du SRRP. La mortalité a chuté de 13 % à 6 %, et beaucoup moins de porcelets ont nécessité des injections individuelles d'antibiotiques. La croissance et la conversion alimentaire sont demeurées similaires entre les groupes, ce qui signifie que le traitement a apporté de réels bénéfices sans nuire aux performances.

Pour les producteurs aux prises avec une éclosion de SRRP dans leur troupeau de truies, c'est une bonne nouvelle. Une stratégie antibiotique ciblée par l'eau peut réduire considérablement les pertes en pouponnière durant l'une des périodes les plus critiques de la production.

Points à retenir :

  • La mortalité a été réduite de moitié (13 % contre 6 %) grâce au traitement dans l'eau
  • Les interventions antibiotiques individuelles ont diminué de 5,1 à 1,7 par enclos
  • Cette approche s'adresse spécifiquement aux porcelets naïfs récemment exposés au virus, et ne devrait pas être appliquée à l'ensemble des porcelets en pouponnière

Pour les producteurs porcins, cette recherche confirme qu'un protocole de traitement ciblé et bien planifié peut faire une réelle différence sur la survie des porcelets lors d'une éclosion de SRRP. Consultez votre vétérinaire pour déterminer si cette approche convient à votre situation.

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CDPQ
CDPQ
Christian Klopfenstein
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/sites/default/files/2026-03/CDPQ%20Article%20vulgarisation%20PQ%20decembre%202025%20Antibio%20eau%20FR.pdf

Vidéo « La recherche en action » : le bien-être des porcelets au sevrage avec la Dre Luiene Moura Rocha

L'alimentation demeure le poste de coûts le plus important pour les producteurs de porcs canadiens, ce qui rend les gains d'efficacité plus déterminants que jamais.

En parallèle, le secteur travaille à réduire son empreinte environnementale, tout en composant avec la pénurie de main-d'œuvre et en répondant à des attentes qui évoluent en matière de durabilité.

L'alimentation de précision offre une solution concrète à ces défis. Plutôt que de servir la même ration à tous les porcs, la technologie ajuste l'alimentation pour mieux coller aux besoins de chaque porc ou de groupes de porcs, ce qui réduit le gaspillage sans nuire aux performances.

Dans la première vidéo de la série « La recherche en action » de Swine Innovation Porc, la Dre Aline Remus, chercheuse à Agriculture et Agroalimentaire Canada, explique comment l'activité 8 de la Grappe porcine 4 rapproche l'alimentation de précision d'une adoption à l'échelle commerciale.

De la recherche aux solutions à la ferme

L'activité 8 de la Grappe porcine 4, intitulée « Réduire les émissions de gaz à effet de serre, les coûts d'alimentation et les besoins en main-d'œuvre grâce à l'utilisation de techniques d'alimentation de précision dans les élevages porcins commerciaux », vise à mettre au point des technologies que les producteurs pourront adopter en toute confiance chez eux.

La recherche a montré que l'alimentation de précision peut réduire les coûts d'alimentation de 8 à 10 %, tout en abaissant les émissions de gaz à effet de serre et en améliorant l'efficacité d'utilisation des éléments nutritifs. Le projet fait aussi progresser l'alimentation de précision en groupe, qui permet d'ajuster les rations à l'échelle du parc à l'aide d'équipements offerts sur le marché.

Dirigé par Agriculture et Agroalimentaire Canada et appuyé par des collaborations avec des chercheurs de partout au Canada et de l'étranger, le projet vise à livrer des outils pratiques qui améliorent la rentabilité, réduisent les impacts environnementaux et renforcent la durabilité à long terme de la production porcine canadienne.

Regardez la vidéo pour découvrir comment la Dre Remus et son équipe contribuent à faire passer l'alimentation de précision du bâtiment de recherche aux fermes commerciales d'un bout à l'autre du Canada.

Aline Remus
  • Article tiré du projet de la Grappe porcine 4 : Réduction des émissions de gaz à effet de serre, des coûts d'alimentation et des besoins en main-d'œuvre grâce à l'utilisation de techniques d'alimentation de précision dans les élevages porcins commerciaux

  • Responsables du projet : Dre Aline Remus (Agriculture et Agroalimentaire Canada)

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Swine Innovation Porc
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Vidéo « La recherche en action » : le bien-être des porcelets au sevrage avec la Dre Luiene Moura Rocha

L'alimentation demeure le poste de coûts le plus important pour les producteurs de porcs canadiens, ce qui rend les gains d'efficacité plus déterminants que jamais.

En parallèle, le secteur travaille à réduire son empreinte environnementale, tout en composant avec la pénurie de main-d'œuvre et en répondant à des attentes qui évoluent en matière de durabilité.

L'alimentation de précision offre une solution concrète à ces défis. Plutôt que de servir la même ration à tous les porcs, la technologie ajuste l'alimentation pour mieux coller aux besoins de chaque porc ou de groupes de porcs, ce qui réduit le gaspillage sans nuire aux performances.

Dans la première vidéo de la série « La recherche en action » de Swine Innovation Porc, la Dre Aline Remus, chercheuse à Agriculture et Agroalimentaire Canada, explique comment l'activité 8 de la Grappe porcine 4 rapproche l'alimentation de précision d'une adoption à l'échelle commerciale.

De la recherche aux solutions à la ferme

L'activité 8 de la Grappe porcine 4, intitulée « Réduire les émissions de gaz à effet de serre, les coûts d'alimentation et les besoins en main-d'œuvre grâce à l'utilisation de techniques d'alimentation de précision dans les élevages porcins commerciaux », vise à mettre au point des technologies que les producteurs pourront adopter en toute confiance chez eux.

La recherche a montré que l'alimentation de précision peut réduire les coûts d'alimentation de 8 à 10 %, tout en abaissant les émissions de gaz à effet de serre et en améliorant l'efficacité d'utilisation des éléments nutritifs. Le projet fait aussi progresser l'alimentation de précision en groupe, qui permet d'ajuster les rations à l'échelle du parc à l'aide d'équipements offerts sur le marché.

Dirigé par Agriculture et Agroalimentaire Canada et appuyé par des collaborations avec des chercheurs de partout au Canada et de l'étranger, le projet vise à livrer des outils pratiques qui améliorent la rentabilité, réduisent les impacts environnementaux et renforcent la durabilité à long terme de la production porcine canadienne.

Regardez la vidéo pour découvrir comment la Dre Remus et son équipe contribuent à faire passer l'alimentation de précision du bâtiment de recherche aux fermes commerciales d'un bout à l'autre du Canada.

Aline Remus
  • Article tiré du projet de la Grappe porcine 4 : Réduction des émissions de gaz à effet de serre, des coûts d'alimentation et des besoins en main-d'œuvre grâce à l'utilisation de techniques d'alimentation de précision dans les élevages porcins commerciaux

  • Responsables du projet : Dre Aline Remus (Agriculture et Agroalimentaire Canada)

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Vidéo « La recherche en action » : l'alimentation de précision avec la Dre Aline Remus

L'alimentation demeure le poste de coûts le plus important pour les producteurs de porcs canadiens, ce qui rend les gains d'efficacité plus déterminants que jamais.

En parallèle, le secteur travaille à réduire son empreinte environnementale, tout en composant avec la pénurie de main-d'œuvre et en répondant à des attentes qui évoluent en matière de durabilité.

L'alimentation de précision offre une solution concrète à ces défis. Plutôt que de servir la même ration à tous les porcs, la technologie ajuste l'alimentation pour mieux coller aux besoins de chaque porc ou de groupes de porcs, ce qui réduit le gaspillage sans nuire aux performances.

Dans la première vidéo de la série « La recherche en action » de Swine Innovation Porc, la Dre Aline Remus, chercheuse à Agriculture et Agroalimentaire Canada, explique comment l'activité 8 de la Grappe porcine 4 rapproche l'alimentation de précision d'une adoption à l'échelle commerciale.

De la recherche aux solutions à la ferme

L'activité 8 de la Grappe porcine 4, intitulée « Réduire les émissions de gaz à effet de serre, les coûts d'alimentation et les besoins en main-d'œuvre grâce à l'utilisation de techniques d'alimentation de précision dans les élevages porcins commerciaux », vise à mettre au point des technologies que les producteurs pourront adopter en toute confiance chez eux.

La recherche a montré que l'alimentation de précision peut réduire les coûts d'alimentation de 8 à 10 %, tout en abaissant les émissions de gaz à effet de serre et en améliorant l'efficacité d'utilisation des éléments nutritifs. Le projet fait aussi progresser l'alimentation de précision en groupe, qui permet d'ajuster les rations à l'échelle du parc à l'aide d'équipements offerts sur le marché.

Dirigé par Agriculture et Agroalimentaire Canada et appuyé par des collaborations avec des chercheurs de partout au Canada et de l'étranger, le projet vise à livrer des outils pratiques qui améliorent la rentabilité, réduisent les impacts environnementaux et renforcent la durabilité à long terme de la production porcine canadienne.

Regardez la vidéo pour découvrir comment la Dre Remus et son équipe contribuent à faire passer l'alimentation de précision du bâtiment de recherche aux fermes commerciales d'un bout à l'autre du Canada.

Aline Remus
  • Article tiré du projet de la Grappe porcine 4 : Réduction des émissions de gaz à effet de serre, des coûts d'alimentation et des besoins en main-d'œuvre grâce à l'utilisation de techniques d'alimentation de précision dans les élevages porcins commerciaux

  • Responsables du projet : Dre Aline Remus (Agriculture et Agroalimentaire Canada)

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Réduire les risques de maladie et l'utilisation d'antimicrobiens dans l'élevage porcin

Ce webinaire présente différentes approches visant à prévenir les maladies et à favoriser une utilisation responsable des antimicrobiens.

Les maladies peuvent affecter presque tous les aspects de la production porcine, notamment la santé animale, la croissance, l'efficacité alimentaire, la mortalité, les coûts de traitement et la valeur marchande des porcs. Il est donc important de réduire la pression pathogène non seulement pour protéger la santé et la productivité du troupeau, mais aussi pour favoriser une utilisation responsable des antimicrobiens.

Swine Innovation Porc a récemment organisé un webinaire national consacré à l'examen des risques sanitaires et à la prévention des maladies dans les systèmes modernes d'élevage porcin. Ce webinaire comprenait des présentations du Dr Vahab Farzan, de l'Ontario Veterinary College, et du Dr Gustavo Silva, de l'Iowa State University.

Ces exposés ont abordé à la fois un problème sanitaire précis et coûteux, à savoir la diarrhée post-sevrage, et le rôle plus général de la surveillance, de la biosécurité et de l'évaluation des risques dans la prévention des maladies.

Comprendre la diarrhée post-sevrage

Le Dr Farzan a présenté les résultats d'un projet de recherche de la Grappe porcine 4 portant sur la diarrhée post-sevrage dans les élevages porcins canadiens.

La diarrhée post-sevrage peut entraîner une déshydratation, un faible gain de poids, une baisse des performances et la mortalité. Elle est le plus souvent associée à E. coli entérotoxigène (ETEC), mais la maladie est influencée par plusieurs facteurs qui interagissent, notamment la souche bactérienne, l'état immunitaire et la génétique du porc, son microbiote intestinal et l'environnement de l'exploitation.

Cette recherche vise à déterminer quelles souches d'ETEC sont à l'origine de la diarrhée post-sevrage dans les élevages canadiens, à quelle fréquence les porcs sont génétiquement prédisposés à ces infections, et comment le microbiote intestinal peut influencer le développement de la maladie.

Ces résultats pourraient contribuer au développement de vaccins plus ciblés, à la sélection génétique visant la résistance aux maladies et à la mise au point de probiotiques favorisant une meilleure santé intestinale.

L'une des principales conclusions de la présentation était que la diarrhée post-sevrage ne constitue pas un problème sanitaire unique et uniforme. Différentes souches d'E. coli peuvent être présentes selon les provinces et les exploitations, ce qui signifie que les stratégies de prévention devront peut-être être adaptées aux agents pathogènes et aux risques relevés dans chaque exploitation.

La lutte contre cette maladie nécessitera probablement une combinaison d'approches plutôt qu'une solution universelle.

Adopter une approche systémique de la prévention des maladies

Le Dr Silva a élargi la discussion en examinant la prévention des maladies dans une perspective plus large du système de production.

Le coût de la maladie va bien au-delà du simple traitement. La maladie peut réduire les taux de croissance et l'efficacité alimentaire, augmenter la mortalité et la variabilité entre les porcs, et entraîner une augmentation du nombre d'animaux ne répondant pas aux critères de poids de commercialisation souhaités. Ces impacts peuvent s'aggraver encore davantage lorsque plusieurs agents pathogènes sont présents simultanément.

Les maladies se développent par le biais d'interactions entre l'agent pathogène, l'animal et l'environnement. Une prévention efficace exige donc que les éleveurs et les vétérinaires comprennent comment les agents pathogènes pénètrent dans une exploitation, comment ils se propagent au sein du système de production, et où se situent les risques les plus importants.

Le Dr Silva a souligné que la biosécurité, le suivi, la surveillance et les interventions ciblées ont tous un rôle à jouer. La biosécurité constitue le fondement de cette approche en réduisant le risque que des agents pathogènes pénètrent dans un troupeau ou y circulent. Des mesures telles que la quarantaine, l'assainissement, le contrôle des accès et la gestion rigoureuse des déplacements des animaux, des personnes et du matériel peuvent toutes contribuer à réduire ce risque.

Le suivi et la surveillance permettent ensuite de déterminer quels agents pathogènes sont présents et comment ils se propagent. Cela permet aux éleveurs et aux vétérinaires de prendre des décisions plus éclairées concernant les vaccins, les médicaments et les autres mesures de lutte.

Leçons tirées du SRRP

Le Dr Silva a pris l'exemple du syndrome reproducteur et respiratoire porcin (SRRP) pour illustrer la complexité de la prévention des maladies.

Le SRRP peut se propager rapidement, interagir avec d'autres agents pathogènes viraux et bactériens, et accroître la sévérité des maladies respiratoires. Les vaccins peuvent contribuer à la gestion de la maladie, mais n'offrent qu'une protection partielle, ce qui rend la biosécurité, la surveillance et la stabilisation du troupeau particulièrement importantes.

La présence du SRRP peut également accroître le risque d'infections secondaires et le recours aux traitements antibiotiques. La maîtrise des maladies primaires peut donc contribuer à réduire l'utilisation des antimicrobiens en diminuant le nombre et la gravité des infections nécessitant un traitement.

Cela renforce le lien important qui existe entre la prévention des maladies et la gestion responsable des antimicrobiens. Réduire l'utilisation des antimicrobiens ne se résume pas simplement à traiter moins d'animaux. Cela passe également par l'amélioration de la santé du troupeau, afin de limiter d'emblée le recours aux traitements.

Points clés à retenir

Les deux présentations ont souligné que la prévention des maladies est plus efficace lorsqu'elle tient compte des agents pathogènes et des risques propres à chaque exploitation. Aucune intervention isolée ne permet de répondre à tous les défis sanitaires. La biosécurité et la surveillance constituent la base, tandis que les vaccins, la génétique, les probiotiques, les médicaments et d'autres outils peuvent être utilisés plus efficacement lorsqu'ils s'inscrivent dans une stratégie coordonnée.

Le webinaire a également mis en évidence le lien étroit entre la lutte contre les maladies, la productivité et la gestion responsable des antimicrobiens. En réduisant la pression pathogène, les éleveurs peuvent améliorer la santé et les performances de leurs porcs tout en diminuant le recours aux traitements.

Dans l'ensemble, cette session a démontré qu'une prévention efficace des maladies nécessite à la fois une connaissance approfondie des agents pathogènes individuels et une compréhension plus large de la manière dont les maladies se propagent au sein des systèmes de production.

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Une question de digestion

Pour les éleveurs, les coûts liés à l'alimentation animale sont durs à avaler.

En tant que leur plus grande dépense, c'est un sujet qui fait l'objet d'une attention particulière dans la recherche, qu'il s'agisse de trouver des ingrédients moins coûteux ou d'améliorer l'efficacité alimentaire. L'optimisation des régimes alimentaires pour les porcs est également une priorité au sein de la Grappe de recherche porcine de SIP, notamment avec l'essai intitulé « Utilisation optimisée des pois des champs dans l'alimentation animale ».

« Nous voulions explorer d’autres ingrédients qui seraient moins coûteux pour les éleveurs », explique le Dr Martin Nyachoti, professeur à la Faculté des sciences agricoles et alimentaires de l’Université du Manitoba. « Nous avons choisi les pois des champs pour cet essai. Ils ont déjà été intégrés dans une certaine mesure aux régimes alimentaires des porcs par le passé, mais le manque d’informations a limité leur utilisation. »

Cet essai visait à recueillir de nouvelles données sur les pois des champs, considérés comme une option plus rentable. Lorsque les nutritionnistes porcins élaborent les rations alimentaires des porcs, ils ont besoin de chiffres précis sur la digestibilité de l'énergie et des nutriments contenus dans chaque ingrédient. Forts de ces données, ils peuvent mettre au point un régime alimentaire qui réponde plus précisément aux besoins énergétiques et nutritionnels des porcs. 

« En ce qui concerne les ingrédients alimentaires, l'énergie est l'un des composants les plus coûteux de l'alimentation porcine », explique le Dr Nyachoti. « Viennent ensuite les protéines et le phosphore. Ces trois éléments représentent la majeure partie des coûts des éleveurs ; c'est pourquoi nous avons cherché à rassembler des informations sur la valeur énergétique et la digestibilité des protéines des pois des champs. »

Bien plus qu'un simple ingrédient

Les chercheurs évaluent également la digestibilité des acides aminés présents dans les pois des champs, car ceux-ci jouent un rôle crucial dans l'alimentation des porcs en leur apportant des nutriments essentiels qui favorisent leur croissance, leur santé et leurs performances.

« Lors de la formulation d'un régime alimentaire, il est essentiel de savoir ce que chaque ingrédient apporte à la formule », explique le Dr Nyachoti. 

À ce jour, les scientifiques ont constaté que les pois des champs, en particulier la variété « Amarillo », présentent une bonne digestibilité des acides aminés, ce qui en fait une alternative potentielle aux sources de protéines traditionnelles telles que le tourteau de soya. 

Bien qu'aucune différence significative n'ait été observée entre les variétés de pois des champs en termes de digestibilité des acides aminés, les valeurs de digestibilité de ces derniers sont significatives. Ces valeurs ouvrent désormais des perspectives commerciales pour la commercialisation des pois des champs en tant que source de protéines locale, durable et économique destinée à l'alimentation porcine, en particulier dans les régions du Canada où cette culture est abondante.

De plus, les pois des champs sont des plantes qui enrichissent le sol en azote, améliorant ainsi sa qualité.

De petits changements, de grands résultats 

L'équipe a également étudié l'impact des suppléments d'enzymes et de la taille des particules sur l'utilisation de l'énergie et des protéines dans l'alimentation porcine. 

« Nous avons mené, par le passé, plusieurs essais qui ont montré que la taille des particules des ingrédients avait une incidence considérable sur l’assimilation des nutriments », a déclaré le Dr Nyachoti. « L’objectif était d’étudier plus en détail l’impact de la taille des particules sur la valeur nutritive des pois des champs. »   

Bien que l'impact de la taille des particules sur l'apport énergétique et protéique ait été moins important que prévu, la réduction de la taille a permis d'améliorer la digestibilité de certains acides aminés. 

À l'instar d'une grande partie de la recherche porcine, cet essai met en évidence le pouvoir du savoir à faire une différence concrète dans les exploitations. 

« Grâce à nos travaux, nous espérons que les nutritionnistes porcins auront pleinement confiance dans l’utilisation d’un ingrédient tel que les pois des champs, compte tenu de sa valeur nutritive pour les porcs », explique le Dr Nyachoti. « De plus, comme ils disposent désormais d’estimations de la digestibilité du phosphore et des acides aminés, ils peuvent élaborer ces régimes alimentaires avec davantage de précision. » 

Une alimentation plus durable

En améliorant l’efficacité alimentaire des porcs, les éleveurs réduisent également la quantité de nutriments excrétés dans le fumier, ce qui favorise une alimentation durable dans le secteur.

Naturellement, la protection de la planète fait partie intégrante du développement durable et cet essai y contribue à sa manière.

« Si nous pouvons utiliser des ingrédients cultivés localement, tels que les pois des champs, nous réduirons la nécessité d’acheminer des ingrédients depuis une autre région vers les sites de production », a déclaré le Dr Nyachoti. « Nous utiliserons ainsi moins de combustibles fossiles pour le transport et réduirons la quantité de gaz à effet de serre (GES) générés par la production porcine. »

La recherche ne s’arrête jamais

Un avantage souvent négligé de la recherche est que, même lorsque l'on n'obtient pas les résultats escomptés, les conclusions peuvent éclairer de futures études.

« Ce qui m’a surpris, c’est notamment notre travail sur les protéases et les enzymes glucidiques », a déclaré le Dr Nyachoti. « Au vu de la composition chimique des pois des champs, nous nous attendions à observer des effets significatifs en termes d’amélioration de l’utilisation des nutriments. Nous menons actuellement d’autres expériences pour comprendre pourquoi ces améliorations ne se sont pas produites. Les résultats pourraient orienter les recherches futures. »

À l’avenir, les scientifiques continueront d’étudier la valeur nutritive d’autres ingrédients cultivés localement ainsi que les moyens d’en améliorer l’utilisation par les porcs. Cette combinaison d’approvisionnement local et d’améliorations apportées à la transformation offre aux éleveurs et aux producteurs d’aliments pour animaux la possibilité d’utiliser des ingrédients à des prix compétitifs, ce qui permet de réduire les coûts d’alimentation et de promouvoir l’agriculture régionale.

Amarillo Field Peas
  • Article tiré du projet de la Grappe porcine 4 : Optimisation de l'utilisation des pois fourragers dans l'alimentation animale

  • Responsable du projet : Dr Martin Nyachoti (Université du Manitoba)

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Swine Innovation Porc
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Des probiotiques pour soutenir la croissance des porcelets après le sevrage

Si vous voulez gâcher l'ambiance d'une fête, parlez de diarrhée. 

Bien que ce sujet soit rarement abordé en dehors du milieu agricole, ce problème constitue une préoccupation majeure pour les éleveurs, ce qui pousse la science à rechercher des solutions. 

Compte tenu des enjeux, il est impératif de mettre au point une stratégie alternative et respectueuse de l'environnement pour lutter contre la diarrhée post-sevrage et améliorer la santé générale des porcs. La diarrhée post-sevrage est causée par un groupe de souches d’E. coli produisant des toxines spécifiques, et elle est aujourd’hui très répandue dans l’élevage porcin. En plus d’être source de stress pour les animaux, elle l’est également pour leurs éleveurs, car elle nuit aux performances de croissance et augmente la mortalité dans les porcheries.

Dans de nombreux cas, les exploitations agricoles ont recours aux antibiotiques pour traiter la diarrhée post-sevrage. Compte tenu de la recrudescence des bactéries résistantes aux antibiotiques associées à l’élevage, la pression s’intensifie pour supprimer progressivement ces médicaments, certains pays ayant déjà interdit leur utilisation dans l’alimentation animale à des fins de stimulation de la croissance. Sous le slogan « le remède est pire que la maladie », des métaux lourds tels que l’oxyde de zinc (ZnO) se sont révélés efficaces pour lutter contre la diarrhée post-sevrage, mais font l’objet d’une attention particulière en raison de leurs effets néfastes sur la santé animale et l’environnement. Ces métaux peuvent s’accumuler dans des organes vitaux tels que le pancréas et le foie, et peuvent également nuire à l’environnement en contaminant les sols et l’eau.

Les probiotiques, une solution prometteuse

Maintenant que nous savons ce qui ne fonctionne pas, une seule question subsiste : qu’est-ce qui fonctionne ? D’après des études récentes, l’ajout de bactéries probiotiques (micro-organismes vivants censés avoir des effets bénéfiques sur la santé lorsqu’ils sont consommés) à l’alimentation présente plusieurs avantages pour les porcelets pendant le sevrage : une meilleure digestibilité des nutriments, une réduction des niveaux d’agents pathogènes, un renforcement de l’immunité intestinale et une amélioration des performances de croissance globales.

Autre avantage : l'ajout de probiotiques spécifiques dans l'alimentation des porcs pourrait contribuer à réduire le nombre de bactéries résistantes aux antibiotiques présentes dans l'intestin. L'un de ces probiotiques, le lactobacille, a fait l'objet de nombreuses études à cette fin et est désormais utilisé dans des applications commerciales.

Bacillus subtilis à l’étude

Une autre option prometteuse dans la lutte contre la diarrhée post-sevrage est Bacillus subtilis, une espèce particulière du genre Bacillus. Les bacilles sont des bactéries en forme de bâtonnet capables de former des spores et de survivre dans des conditions difficiles. Ces bactéries sont très répandues : on les trouve dans le sol, l’eau, la poussière et l’air, et elles peuvent se développer à diverses températures. De plus, leur capacité à former des spores à des températures élevées et à résister à des milieux à faible pH fait de Bacillus subtilis une bactérie robuste qui pourrait être utilisée pour mettre au point un supplément probiotique destiné à l’alimentation animale. Dans le cadre d’études récentes, l’ajout d’un probiotique à base de Bacillus subtilis à l’alimentation des porcs a réduit la fréquence et la gravité de la diarrhée et amélioré les performances de croissance des porcelets sevrés en renforçant leur immunité.

Même si des termes tels que Lactobacillus et Bacillus subtilis peuvent sembler rébarbatifs, les avantages de cette étude devraient être une véritable révélation pour les éleveurs. Outre le fait de lutter contre la diarrhée post-sevrage causée par E. coli, l’ajout de probiotiques à base de Bacillus dans l’alimentation des porcelets en pouponnière pourrait réduire l’incidence de la diarrhée d’origine alimentaire et contribuer à maintenir, voire à améliorer, les performances de croissance. Ce résultat est important, car la diarrhée post-sevrage peut également être provoquée par des régimes alimentaires économiques, principalement à base de végétaux (maïs et tourteau de soya).

Comme le coût de la moulée représente un lourd fardeau pour l'industrie, il est souvent nécessaire de recourir à des rations moins coûteuses. Toutefois, ceux-ci ont également été associés à une fréquence accrue de diarrhée et à une diminution de l’intégrité intestinale, c’est-à-dire de la capacité de l’intestin à préserver sa structure et ses fonctions.

Un projet fondé sur la collaboration

La recherche de qualité constitue un investissement dans l’avenir. Les chercheurs ayant participé à cette étude tiennent donc à remercier Swine Innovation Porc (SIP), le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO) et CBS Bio Platforms Canada pour leur soutien financier.

Plusieurs chercheurs du Département des biosciences animales de l’Université de Guelph ont uni leurs forces dans le cadre de ce projet : la Dre Julang Li, professeure; Sudhanshu Sudan, alors doctorant et aujourd’hui chercheur scientifique à l’Université de Guelph; la Dre Lee-Anne Huber, professeure adjointe; le Dr Robert Friendship, professeur au Collège vétérinaire de l’Ontario; le Dr Elijah Kiarie, professeur; Xiaoshu Zhan, doctorant; Lauren Fletcher, doctorante; et Serena Dingle, M. Sc.

Ont également joué un rôle essentiel dans ce projet : Rob Patterson, vice-président, Innovation et commercialisation, chez CBS Bio-Platforms, ainsi que le personnel de la porcherie Arkell, qui a assuré les soins aux animaux et aidé au prélèvement des échantillons, les associés en recherche Cuilan Zhu et Douglas Wey, et les étudiants de premier cycle en stage de recherche. Le traitement des échantillons de métabolites et l’extraction des données ont été réalisés par Robert Flick, gestionnaire des services de spectrométrie de masse et de métabolomique à BioZone, à l’Université de Toronto.

D’après les résultats obtenus jusqu’à maintenant, une supplémentation à faible dose peut améliorer considérablement les performances de croissance dans un contexte de recherche. Il faudra maintenant mener des études de plus grande envergure, tant dans des conditions similaires que dans des élevages commerciaux, afin de confirmer ces résultats.

Même s'il reste encore du travail à accomplir, cette étude vient enrichir un corpus de recherches encore limité sur l'utilisation des probiotiques comme alternative à l'oxyde de zinc (ZnO) et aux antibiotiques dans la prévention de la diarrhée post-sevrage. Les résultats suggèrent également que l'administration aux porcelets d'un nouveau probiotique à base de bacilles pourrait améliorer l'efficacité alimentaire et les performances de croissance, offrant ainsi une stratégie d'alimentation économique au bénéfice des éleveurs du monde entier.

Comme sujet de conversation au souper, c’est tout de même mieux que la diarrhée.

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  • Article tiré du projet de la grappe porcine 3 : Réduction du coût de l'alimentation et de l'empreinte environnementale et amélioration de la compétitivité mondiale de la production porcine canadienne

  • Responsables du projet : Dre Julang Li (Université de Guelph)

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Tout ce qu’il faut savoir sur les remorques plus propres

Le secteur porcin regorge d'acronymes : GMQ (gain moyen quotidien), IC (indice de consommation) et, bien sûr, AVV (apportez votre vin).

Celui dont les producteurs se passeraient volontiers, c'est la DEP. La diarrhée épidémique porcine, qui provoque des vomissements, de la diarrhée et souvent la mort, a fait des ravages chez les porcs partout dans le monde, et la science s'emploie à la combattre sur plusieurs fronts. Tout récemment, des chercheurs se sont attaqués à un mode de transmission courant, les remorques, dans le but d'améliorer les méthodes de nettoyage et de renforcer la biosécurité dans le secteur canadien du transport des porcs.

Ce qui avait commencé comme un effort pour économiser du temps et de l'argent au lavage des remorques a pris une tout autre importance au début de 2014. C'est à ce moment que le ministre fédéral de l'Agriculture a livré à l'industrie une nouvelle glaçante : « La DEP est maintenant au Canada. » La maladie, qui avait d'abord frappé l'Amérique du Nord par les États-Unis, où elle a coûté des milliards de dollars au secteur porcin, était arrivée chez nous, et les producteurs étaient en état de panique.

Des partenaires contre la DEP

Pour savoir comment procéder, le gouvernement fédéral et les producteurs de porcs ont demandé à l'Université de la Saskatchewan de piloter les travaux visant à enrayer la transmission de la DEP et des autres maladies liées au transport des animaux. Les chercheurs ont consulté un comité consultatif sur la DEP composé de membres de partout au pays : entreprises de transport, organisations provinciales de producteurs de porcs, abattoirs, producteurs et vétérinaires porcins.

Ensemble, les parties ont défini les priorités en matière de prévention, à commencer par la façon de nettoyer les remorques assez à fond pour qu'il ne reste aucune trace du virus à bord. En collaboration avec le Prairie Agricultural Machinery Institute (PAMI) de Humboldt, en Saskatchewan, les scientifiques ont mis au point un système de lavage à haute pression et d'aspiration capable d'atteindre chaque recoin d'une remorque et de déloger les amas de fumier ou toute autre matière susceptible d'abriter le virus.

Le système de lavage était un bon départ. L'étape suivante consistait à mettre au point un système télécommandé permettant de nettoyer les camions au complet sans qu'un travailleur ait à pénétrer dans la remorque. L'équipe a essayé différentes technologies, dont un petit véhicule robotisé utilisé par l'armée pour récupérer des colis explosifs et les faire détoner en toute sécurité. Le projet s'est finalement associé à Truck Wash Technologies Inc., de Sault Ste. Marie, en Ontario, pour adapter son système de lavage à portique aux besoins du secteur. Ce système se déplace sur toute la longueur du véhicule en plusieurs passages et nettoie simultanément l'extérieur et l'intérieur des remorques de transport porcin.

La chaleur monte

Les chercheurs devaient aussi déterminer à quelle température chauffer les remorques pour neutraliser toute trace d'agent pathogène ayant survécu au lavage. En collaboration avec VIDO-InterVac, à Saskatoon, l'équipe a conclu qu'un chauffage à 75 °C pendant 20 minutes suffisait à neutraliser le virus.

Des capteurs à toute épreuve

Le défi du traitement thermique, c'est que certaines zones d'une remorque à porcs, derrière les portes et les parois par exemple, se réchauffent plus difficilement. L'équipe a donc cherché des capteurs à installer dans ces points sensibles pour surveiller les températures. Elle a trouvé une entreprise spécialisée en capteurs, mais un petit détail avait été négligé : les porcs mangent les capteurs.

Sans se décourager, les ingénieurs de l'Université de la Saskatchewan ont travaillé avec l'entreprise de capteurs, Transport Genie, de Burlington, en Ontario, pour développer des capteurs et les isoler adéquatement contre les groins curieux. Les nouveaux capteurs assurent la traçabilité GPS des remorques, mesurent en continu les conditions ambiantes pendant le transport et confirment que les points sensibles atteignent la température requise et la maintiennent pendant la durée prévue.

Des risques toujours bien présents

La panique des premiers jours de la DEP au Canada s'est estompée, mais cette maladie et d'autres continuent de menacer le secteur porcin. Grâce à ce projet, le risque de transmettre des agents pathogènes pendant le transport a été considérablement réduit, ce qui évite aux producteurs des millions de dollars de pertes annuelles liées à la maladie et à la mortalité. Les conclusions de l'étude ont relevé la barre en matière de biosécurité, et le chauffage des remorques à 75 °C pendant 20 minutes est maintenant la norme dans l'industrie.

À partir de ce projet, le Prairie Swine Centre a élaboré des lignes directrices pour aider les concepteurs à intégrer le bien-être animal et la biosécurité à la conception des nouvelles remorques.

Autre retombée : les scientifiques collaborent avec des entreprises de transport pour installer leurs capteurs, non seulement à des fins de biosécurité, mais aussi pour alerter les chauffeurs lorsque la température et le taux d'humidité peuvent compromettre la santé et le bien-être des porcs transportés. En plus d'améliorer le bien-être animal, cette avancée aidera autant les transporteurs que les abattoirs, chacun étant responsable des porcs qui se trouvent sous sa garde.

Dirigée par le responsable du projet, le Dr Terry Fonstad, vice-recteur associé à la recherche (éthique et infrastructure) à l'Université de la Saskatchewan, cette étude a bénéficié d'un financement de Swine Innovation Porc (SIP) et de l'expertise de plusieurs partenaires : le Prairie Swine Centre, PAMI, Truck Wash Technologies Inc., Transport Genie Ltd, le comité consultatif sur la DEP et VIDO-InterVac.

Garder une longueur d’avance sur les maladies

Comme le monde l'a appris à la dure avec la COVID-19, il faut toujours garder une longueur d'avance sur l'ennemi. Dans cet esprit, les chercheurs se penchent sur ce qui arrive lorsqu'une trace de virus survit au lavage et au chauffage et s'installe dans un biofilm pour se protéger. Un biofilm est une couche épaisse de microorganismes qui adhèrent à une surface.

Vu l'attention suscitée par leurs résultats, les chercheurs reçoivent maintenant des appels de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) au sujet d'autres maladies préoccupantes, comme la peste porcine africaine (PPA), et des moyens de s'en prémunir.

Transportation trailer
  • Article tiré du projet de la grappe porcine 3 : Amélioration de la biosécurité dans l'industrie canadienne du transport des porcs

  • Responsables du projet : Dr Terry Fonstad (Université de la Saskatchewan)

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Swine Innovation Porc
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Dépistage de la PPA : les chercheurs y travaillent intensément

Alors que le monde s'efforce de lutter contre des maladies graves comme la COVID, c'est la peste porcine africaine (PPA) qui met le secteur porcin à l'épreuve.

La PPA est une maladie virale grave s'attaquant aux porcs et pouvant provoquer de la fièvre, des hémorragies internes et une forte mortalité. Elle est extrêmement contagieuse et se propage rapidement par contact direct et indirect via des porcs vivants ou des produits du porc contaminés.

Une démarche concertée a été mise de l'avant pour l'empêcher d'entrer au Canada, c'est aussi ce qui a été fait pour la COVID-19, mais avec les résultats que nous connaissons tous, vaut mieux se préparer. Afin d'aider le secteur porcin à se préparer au pire scénario, le Dr Aruna Ambagala a présenté la conférence « Diagnostiquer la PPA à l'aide de nouveaux types d'échantillons » dans le cadre d'un webinaire organisé par SIP en marge du Banff Pork Seminar 2021 : « Peste porcine africaine : comment le Canada se prépare-t-il? ».

Pour n'importe quel virus, le dépistage est essentiel. Et c'est doublement vrai pour une maladie comme la PPA dont le dépistage à la ferme peut s'avérer difficile. Bien que le Canada dispose d'outils de diagnostic à la fine pointe, les chercheurs doivent s'efforcer de continuer à les améliorer en raison du danger que représentent le virus et des signes cliniques ambigus qui y sont souvent liés.

« Deux choix s'offrent à nous pour diagnostiquer la PPA », explique le Dr Aruna Ambagala, chercheur au Centre national des maladies animales exotiques (CNMAE) de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) à Winnipeg. Le Dr Ambagala dirige l'Unité des maladies des mammifères et le Laboratoire de référence de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) pour la peste porcine classique au CNMAE. « Nous pouvons soit examiner le virus lui-même, soit les anticorps produits contre le virus. »

Pour analyser le matériel génomique du virus de la PPA, les chercheurs utilisent un test de dépistage PCR en temps réel disponible au CNMAE et dans les laboratoires faisant partie du Réseau canadien de surveillance zoosanitaire (RCSZ). Le RCSZ est un réseau de laboratoires fédéraux, provinciaux et universitaires à travers le Canada spécialisés en santé animale.

Deux façons de diagnostiquer la PPA

Il faut compter de deux à quatre heures pour effectuer le test PCR et vérifier le résultat. Le test peut être utilisé lors d'éclosions pour dépister la PPA chez les porcs. Par la suite, d'autres tests seront effectués au CNMAE pour confirmer les résultats.

« Pour les porcs décédés, nous exigeons un examen post-mortem complet comprenant des analyses de tissus tels que les amygdales, la rate, le foie, les reins ou les poumons », précise le Dr Ambagala. « L'échantillon le plus important pour dépister la PPA et d'autres virus comme la peste porcine classique est les amygdales. Et lorsque la carcasse est décomposée, c'est la moelle osseuse. »

Si on choisit de travailler avec les anticorps pour confirmer l'exposition au virus dans un passé plus éloigné, un test ELISA est effectué pour repérer des anticorps dans les échantillons de sérum des mois ou des années après la contamination. Le test ELISA (épreuve immuno-enzymatique, ou ELISA) est un test immunologique utilisé couramment pour mesurer les anticorps, les antigènes, les protéines et les glycoprotéines dans les échantillons biologiques.

Étant donné les limites du test ELISA, des tests supplémentaires à partir d'échantillons de sang entier ou de sérum doivent être réalisés pour confirmer les résultats.

La surveillance basée sur l'échantillonnage de chaque animal peut être coûteuse et accroître les besoins en main-d'œuvre, car chaque porc doit être manipulé séparément, ou une inspection post-mortem complète doit être effectuée. Pour tenter d'alléger cette tâche, les chercheurs de ce projet ont examiné de nouveaux types d'échantillons pour les groupes d'animaux vivants et les troupeaux ayant une forte mortalité.

« Pour les échantillons de groupes, nous analysons les fluides oraux (salive) et les fluides de castration et de coupe des queues. Pour les porcs morts, les chercheurs évaluent des échantillons pouvant être prélevés rapidement et de façon sécuritaire sans procéder à un examen post mortem complet, notamment certains ganglions lymphatiques accessibles sous la peau, des biopsies cutanées, des entailles d’oreille, des tissus auriculaires et des écouvillons de viande.»

Utiliser les fluides

Comme mode d'échantillonnage, les fluides oraux présentent plusieurs avantages. Ce sont des échantillons faciles à recueillir : les producteurs peuvent simplement suspendre une corde au plafond et attendre que les porcs la mâchouillent.

Les fluides oraux se sont avérés efficaces pour détecter le virus du SRRP (syndrome reproducteur et respiratoire porcin), le circovirus porcin de type 2 (PCV2) et le virus de la grippe porcine. Enfin, le dernier avantage mais non le moindre, ils peuvent être collectés de manière respectueuse et non invasive.

Bien sûr, l'exactitude des tests effectués à partir de fluides oraux doit être validée avant qu'ils puissent être utilisés à plus grande échelle. À cette fin, le CNMAE évalue l'efficacité de ces fluides pour la détection précoce de la PPA dans le cadre d'un projet mené en collaboration avec le Plum Island Animal Disease Center de New York.

« La PPA a été inoculée à quatre porcs dans un parc et nous avons constaté que nous pouvions la détecter à partir des fluides oraux avant même que les animaux ne présentent de signes cliniques. Nous avons ensuite répété l'expérience à plus grande échelle, avec des résultats similaires. »

Étant donné qu'il est toujours préférable d'effectuer des validations plus poussées, des essais sur le terrain sont prévus au Vietnam ainsi que d'autres tests en laboratoire ici au Canada.

« Nous étudions également plus en détail la sensibilité diagnostique, la spécificité diagnostique et l’incertitude de mesure associées aux analyses de fluides oraux. Nous travaillons avec différents instruments et différents techniciens. Et parce qu'il peut être difficile de composer avec ces échantillons, nous prévoyons mener une expérience dans laquelle nous testerons les mêmes échantillons de fluides oraux dans deux laboratoires pour nous assurer que notre détection est reproductible et précise. »

En recherche, la collaboration est fondamentale et ce projet ne fait pas exception. Afin d'améliorer l'efficacité de la détection de la PPA dans les fluides oraux, le Dr Ambagala et ses collègues font équipe avec l'Université d'État de l'Iowa. Ils veulent également évaluer l'efficacité des trousses de PCR commerciales pour détecter la PPA dans les fluides oraux et s'associeront avec l'Université d'État du Kansas pour ce faire.

L'autre option envisagée pour dépister la PPA est le fluide collecté lors de la castration et de la coupe des queues.

« Avec les fluides de castration et de coupe des queues, nous ciblons les troupeaux reproducteurs et les porcelets sous la mère. Deux groupes pour lesquels les fluides oraux ne conviennent pas puisqu'ils ne cherchent pas à mâchouiller la corde qui sert à collecter les fluides.

« Si nous pouvons cibler ces groupes avec ce type d'échantillon, nous augmenterons notre capacité à dépister nos troupeaux de porcs, et ce tout en réduisant les coûts et les besoins en main-d’œuvre pour les producteurs. »

Afin d'offrir aux vétérinaires une troisième option pour remplacer les prélèvements post-mortem compliqués, les chercheurs étudient d'autres types d'échantillons. Les recherches se poursuivent pour trouver d'autres moyens pratiques et abordables de diagnostiquer la PPA. Tant qu'il n'y aura pas de vaccin efficace contre la PPA, les nouveaux types d'échantillons demeurent notre meilleur atout.

Laboratory pipette
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Swine Innovation Porc
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