Vos abreuvoirs vous coûtent-ils plus cher que vous ne le pensez?

L'eau est le nutriment le plus essentiel dans votre élevage — et pourtant, c'est souvent celui auquel on prête le moins attention. Cette négligence peut coûter bien plus cher qu'on ne l'imagine.

Des chercheurs ont audité les pratiques de gestion de l'eau dans 24 fermes canadiennes, à tous les stades de production. Résultat : près des deux tiers des abreuvoirs à pipette dans les bâtiments d'engraissement étaient réglés à des débits trop élevés. Dans un bâtiment de 6 000 porcs, des abreuvoirs mal ajustés peuvent gaspiller plus de 30 000 litres d'eau par jour — ce qui représente environ 41 500 $ par année en coûts supplémentaires de gestion du lisier.

La bonne nouvelle? La correction est simple et ne coûte pratiquement rien. Réglez vos abreuvoirs à la hauteur de l'épaule du plus petit porc dans le parc, et visez un débit entre 0,5 et 1,0 litre par minute pour la plupart des stades de production. Et n'oubliez pas de vérifier régulièrement : un débit trop faible est tout aussi problématique qu'un débit trop élevé.

Quelques ajustements simples — et vous pourriez récupérer des milliers de dollars par année.

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Prairie Swine Centre
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Ken Engele, agronome diplômé (BSA), et Geneviève Berthiaume, titulaire d'une maîtrise en sciences (M.Sc.)
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Débit et hauteur recommandés pour les abreuvoirs à tétine

L'eau est l'un des intrants les plus négligés dans une ferme porcine, et pourtant elle pourrait vous coûter bien plus plus cher que vous ne le pensez.

Des travaux de recherche du Prairie Swine Centre montrent que la hauteur et le débit des abreuvoirs ont un impact direct sur le gaspillage d'eau. Les porcs à l'engraissement gaspillent à eux seuls entre 25 et 40 % de l'eau des abreuvoirs à tétine. Pire encore, environ 65 % des abreuvoirs sur les fermes sont réglés à des débits trop élevés.

Pourtant, la solution ne demande ni grands travaux ni gros budget. Réglez les abreuvoirs à la hauteur de l'épaule du plus petit porc dans le parc, et visez un débit entre 0,5 et 1,0 litre par minute pour la plupart des stades de production. Inspectez-les régulièrement, et remplacez sans tarder tout abreuvoir qui fuit.

Quelques ajustements de hauteur et de débit peuvent réduire considérablement le gaspillage d'eau et alléger votre facture, sans compromettre la santé ni les performances de vos porcs.

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Prairie Swine Centre
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Ken Engele, BSA, P.Ag, et Genevieve Berthiaume, M.Sc.
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Guide 'Quality of Life' - Utilisation de l'enrichissement

Garder vos porcs stimulés — mentalement et physiquement — n'est pas qu'une question de bien-être animal. C'est aussi un levier concret pour améliorer vos performances et réduire les comportements coûteux comme la caudophagie et l'agressivité.

Ce guide du Prairie Swine Centre fait le point sur les options d'enrichissement à chaque stade de production. Le constat des chercheurs est sans équivoque : choisir le bon enrichissement au bon moment fait une réelle différence. La paille demeure le premier choix pour la majorité des phases, mais les besoins varient selon le stade. Les matériaux de nidification sont particulièrement bénéfiques pour les truies en maternité; la corde et la toile de jute conviennent bien aux porcelets et aux animaux en pouponnière; les râteliers garnis de paille donnent de bons résultats pour les porcs en croissance et les truies gestantes.

Et les coûts? Étonnamment bas. Une chaîne avec corde de coton revient à environ 0,65 $ par porc par année. La toile de jute en pré-maternité, quant à elle, génère 3 $ pour chaque dollar investi, grâce à une meilleure survie des porcelets.

Le message est simple : faites tourner vos enrichissements régulièrement, adaptez-les au stade de vie de vos animaux, et n'attendez pas d'avoir un problème pour agir. Parfois, une simple corde ou un carré de toile de jute suffit à changer l'ambiance dans un bâtiment — et votre bilan aussi.

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Prairie Swine Centre
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Miranda Smit, Ph.D., Ken Engele, BSA, P.Ag, Jen-Yun Chou, Ph.D., et Yolande Seddon, Ph.D.
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Le bon enrichissement au bon moment : un guide pour chaque étape de la production

Stimuler vos porcs, c'est bien — mais ce qui fonctionne en maternité ne donnera pas les mêmes résultats en engraissement. L'ennui et le stress se manifestent différemment selon l'âge et le stade de production, et les solutions doivent suivre.

Des chercheurs du Prairie Swine Centre ont recensé les préférences en matière d'enrichissement à tous les stades de production, des truies en maternité jusqu'aux porcs à l'engraissement. Leur conclusion est claire : adapter l'enrichissement au stade de vie de l'animal fait une réelle différence, tant pour le bien-être que pour les performances.

La paille reste le choix de référence pour la majorité des stades — mais les détails comptent. Les matériaux de nidification facilitent la mise bas et calment les truies en maternité. La corde et la toile de jute répondent bien aux besoins des porcelets et des animaux en pouponnière. Pour les porcs en croissance et les truies gestantes, les râteliers garnis de paille ou de compost donnent de bons résultats.

Bonne nouvelle : ces solutions sont simples à mettre en place et peu coûteuses. Corde, toile de jute ou paille — quelques ajouts ciblés peuvent suffire à réduire la caudophagie, l'agressivité et le stress dans votre bâtiment, dès aujourd'hui.

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Prairie Swine Centre
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Miranda Smit, Ph.D., Ken Engele, BSA, P.Ag, Jen-Yun Chou, Ph.D.
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Une approche proactive en matière d'antibiotiques

Les porcs et les humains partagent une préoccupation commune : l'utilisation croissante des antibiotiques. 

Peu importe comment on présente la situation, il y a un problème, car la résistance croissante à ces médicaments rend la lutte contre les maladies plus difficile. Pour les éleveurs, trouver d’autres moyens de lutter contre les agents pathogènes est essentiel pour préserver leur activité, protéger leur cheptel et promouvoir le bien-être animal. Pour les chercheurs, soutenir cette lutte impliquait de mettre au point une nouvelle approche alimentaire pour les porcelets nouveau-nés et sevrés en s’attaquant à un problème courant chez ces animaux : la diarrhée causée par la salmonelle.

Le sevrage est une période critique dans la vie d’un porc. Elle est marquée par de nombreux facteurs de stress, d’autant plus que l’absence d’un système immunitaire pleinement développé expose les porcelets à des risques. À cela s’ajoute le changement de régime alimentaire, le passage du lait maternel à une alimentation solide. Ce changement est radical et souvent perturbant pour les porcelets, car leurs intestins ne sont pas préparés à ce bouleversement. À ce stade, les animaux sont particulièrement sensibles à la diarrhée, et la salmonelle en est l’une des causes. Les porcs touchés souffrent souvent de déshydratation et d’anorexie, et certains d’entre eux restent porteurs et sources d’infection jusqu’à cinq mois après leur guérison. Cela représente non seulement un risque pour la santé des autres porcs, mais aussi pour la santé publique, car la salmonelle peut également infecter les humains.

Une solution solide

Pour aider les animaux à se préparer au passage des liquides aux aliments solides, les éleveurs introduisent souvent des aliments solides dans le régime alimentaire des porcelets alors qu’ils sont encore avec la truie. Les scientifiques y ont vu l’occasion idéale d’ajouter des additifs alimentaires à ce régime afin de prévenir ou d’atténuer la diarrhée causée par la salmonelle. Ce faisant, ils souhaitaient également identifier les effets de la salmonelle et explorer l’utilisation de biomarqueurs comme moyen moins invasif d’étudier les animaux. Les biomarqueurs sont des modifications de molécules ou de cellules qui facilitent le diagnostic et le traitement des maladies, et aident à suivre leur progression. L’utilisation de ces marqueurs peut permettre aux chercheurs de préserver les animaux après une étude et de réaliser des économies.

L'une des pistes explorées par ce projet concerne une bactérie appelée Veillonella. Les scientifiques ont observé que lorsque l'intestin du porc était infecté par la salmonelle, les niveaux de Veillonella diminuaient, et qu'ils augmentaient en l'absence d'infection. Cela pourrait donner lieu à de futures recherches sur la valeur potentielle de cette bactérie en tant que probiotique à ajouter à l'alimentation, afin de rendre les porcs moins sensibles à la salmonelle.

Réaction en chaîne

L'étude a également révélé qu'en ajoutant un acide gras à chaîne moyenne (un acide gras saturé ou insaturé présent en forte concentration dans des aliments tels que l'huile de coco) et de l'extrait de levure à l'alimentation, il était possible de prévenir la diarrhée chez certains porcs et d'en réduire la gravité chez d'autres. Des recherches antérieures ont montré que la supplémentation en acides aminés peut réduire la gravité de la diarrhée chez les porcs, ce qui a été confirmé par la présente étude ; il s'agit donc d'une autre piste prometteuse à explorer.

Les chercheurs sont également intrigués par le potentiel des biomarqueurs. Si tout se passe comme prévu, les biomarqueurs pourraient ouvrir la voie à un tout nouveau domaine d'étude. Au lieu d'essayer de trouver des solutions en travaillant sur un modèle en laboratoire, les scientifiques pourraient se rendre directement dans la porcherie. Ce faisant, ils observeraient les animaux dans leur environnement naturel et noteraient l'action de l'agent pathogène et la manière dont il affecte l'hôte. Ce changement de méthodologie devrait produire des résultats plus pertinents à l'avenir.

Mettre la main à la pâte

Pour que le projet et ses résultats voient le jour, la collaboration a été essentielle. L’Université Laval a réalisé les analyses sanguines et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) a mené l’analyse du système immunitaire. Les porcs sont nés à AAC Sherbrooke, où ils ont été nourris pendant la période d’allaitement avant d’être transférés à l’Université de Montréal pour y être infectés. De plus, une entreprise privée a apporté son expertise à la découverte des biomarqueurs.

Les chercheurs principaux – tous basés au Québec – comprenaient le Dr Dominic Laprade-Poulin d’AAC Sherbrooke, le Dr Frédéric Guay de l’Université Laval et le Dr Alexandre Thibodeau de l’Université de Montréal.

Dans un deuxième temps, les chercheurs espèrent explorer d’autres options d’additifs alimentaires favorisant la santé des porcs. Ces travaux comprendront un examen plus approfondi de Veillonella et du rôle qu’elle pourrait jouer en tant que probiotique pour aider les porcs et les producteurs. L’équipe vise également à refaire l’expérience de ce projet à plus grande échelle afin de générer davantage de données à analyser.

Enfin, les scientifiques souhaitent tester les acides gras à chaîne moyenne et l’extrait de levure dans des exploitations agricoles afin d’évaluer leurs performances dans des conditions « réelles ».

Les porcelets n'ont peut-être pas le sens de la mode, mais si cette étude peut contribuer à atténuer le stress lié au sevrage, elle pourrait bien être la solution idéale.

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  • Article issu du projet Swine Cluster 3 : Vers une nouvelle approche d'alimentation des porcelets nouveau-nés et sevrés

  • Responsables du projet : Dr Frédéric Guay (Université Laval) ; Dr Martin Lessard (AAC Sherbrooke)

  • Chercheur principal : Dr Alexandre Thibodeau (Université de Montréal)

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Swine Innovation Porc
Swine Innovation Porc

Lutte alimentaire: L'alimentation des porcelets au service de la lutte contre une grave maladie du porc

Comme si les bas prix des porcs et l'augmentation du coût des aliments n'étaient pas suffisants pour les producteurs de porcs, qu'en est-il d'une grave infection du sang qui frappe presque toutes les fermes au Canada ?

La maladie causée par Streptococcus suis est l'un des problèmes de santé les plus importants chez les porcs d'élevage. Elle est à la fois répandue et très dommageable, entraînant méningite, arthrite, endocardite - une inflammation de la paroi interne du cœur qui met en danger la vie de l'animal - et mort subite. Si l'on ajoute qu'il s'agit probablement de la première cause d'utilisation d'antibiotiques chez ces animaux, la menace devient très vite réelle.

Le coût élevé du stress

Tout comme le stress est une menace pour les humains, il peut être dévastateur pour les porcs sevrés. Outre la séparation d'avec la truie, le changement d'environnement et la présence d'une plus grande densité de porcs, le régime alimentaire passe du lait liquide aux solides. Ces facteurs de stress créent un environnement idéal pour le développement de bactéries telles que Streptococcus suis. La plupart des porcs portent différents types de cette bactérie dans leurs amygdales et leur cavité nasale, et si certains porcs souffrent de maladies graves ou meurent à cause de types spécifiques de l'agent pathogène, d'autres échappent complètement à la maladie. Les chercheurs ont étudié les causes possibles de ces différentes réactions, citant les variations du système immunitaire et la protection conférée aux porcs par la truie. Toutefois, l'un des domaines prometteurs à cibler dans la lutte contre cette maladie pourrait se trouver juste devant le groin du porc : l'alimentation.

Nourrir le besoin de solutions

Étant donné que l'alimentation est la dépense la plus importante des producteurs, représentant les deux tiers de leur coût de production, un régime alimentaire moins cher qui peut également repousser un agent pathogène mortel serait une solution gagnante pour tout le monde. Pour lutter contre le stress post-sevrage, la plupart des exploitations utilisent une alimentation riche en ingrédients clés, tant en qualité qu'en quantité. Comme un dîner dans un restaurant 5 étoiles, les repas de haute qualité ont un prix plus élevé. C'est pourquoi les scientifiques ont étudié des régimes alimentaires moins complexes, utilisant des sources de protéines végétales comme le soja à la place de sources animales telles que le plasma ou la farine de poisson.

Dans ce projet, les porcs ont été divisés en deux groupes. L'un des groupes a reçu un régime alimentaire très coûteux et très complexe, semblable au régime standard des exploitations agricoles actuelles, tandis que l'autre a été nourri avec un régime alimentaire peu coûteux et peu complexe. Après avoir infecté les deux groupes avec Streptococcus suis, l'étude a donné un résultat surprenant : Les porcs nourris avec le régime à faible complexité étaient plus résistants à la maladie.

Passer le test de l'acide

Dans un premier temps, les chercheurs ont eu du mal à reproduire ces résultats au niveau de l'exploitation. Cela pouvait être dû à plusieurs facteurs, tels que le mélange des porcs et des animaux recevant des quantités variables d'aliments. Heureusement pour les producteurs, le problème a été résolu en augmentant la part d'acides aminés fonctionnels dans l'alimentation. Là encore, les porcs ont été répartis en groupes. Comparé à des régimes très complexes ou pauvres en acides aminés, le groupe qui a reçu un régime peu complexe et peu coûteux, ainsi qu'un plus grand nombre d'acides aminés, a montré une plus grande résistance à la maladie causée par Streptococcus suis. Pour les utilisateurs finaux, il est important de noter que ce résultat s'est vérifié à la fois en laboratoire et en ferme.

Un solide ensemble d'avantages sociaux

Dans un secteur où l'argent est roi, toute possibilité de réduction des coûts est la bienvenue, et ce projet en offre un certain nombre. En utilisant le régime à faible complexité, les producteurs peuvent économiser 2 à 3 dollars par porc en frais d'alimentation. De même, les animaux prendront le même poids avec les régimes "élevé" et "faible" à la fin de la période d'élevage, de sorte qu'il n'y a pas de coûts cachés à économiser sur l'alimentation. En outre, des porcs en bonne santé signifient moins d'argent dépensé pour le traitement et la prévention des maladies et moins de besoin d'antibiotiques. À une époque où la résistance aux antimicrobiens est une préoccupation croissante pour la santé humaine, le fait de répondre à cette préoccupation renforce la confiance des consommateurs dans les produits porcins canadiens.

Faire équipe et aller de l'avant

Comme beaucoup de projets de recherche qui aboutissent, celui-ci est le fruit d'une collaboration. Mené à l'université de Guelph, il a été dirigé par les docteurs Vahab Farzan (université de Guelph), Dan Columbus (Prairie Swine Centre) et Martin Nyachoti (université du Manitoba). À partir de là, les scientifiques espèrent faire le suivi d'une autre découverte de ce projet. Au cours de leur étude à la ferme, ils ont remarqué que les porcs nourris avec le régime à faible complexité présentaient une plus grande incidence de diarrhée que les porcs nourris avec le régime "élevé". Cela pourrait être dû à la présence de plus de fibres dans le régime moins complexe, mais cela a suscité un intérêt pour l'étude de la manière dont un régime peu complexe peut modifier le contenu bactérien de l'intestin des porcs.

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  • Article basé sur un projet de la Grappe Porcine 3 : Développement de stratégies innovantes pour réduire les coûts d'alimentation en période de post-sevrage

  • Responsable du projet : Dr. Vahab Farzan (université de Guelph)

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Swine Innovation Porc
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Sur la voie du succès : Une étude sur le transport garde l'industrie en marche

Toutes plaisanteries mises à part, l'impact du transport sur la santé des porcs est une affaire sérieuse.

L'impact du transport sur les animaux peut se répercuter sur leur bien-être et leurs performances, entraînant parfois des pertes mortelles qui sont également fatales pour les résultats financiers. Bien que le "pourquoi" du transport des porcs soit évident, le "quand" et le "comment" où il est effectué peuvent faire la différence entre un voyage sans encombre et un parcours semé d'embûches pour les porcs et les producteurs.

Si le transport des porcs de finition a fait l'objet de nombreuses recherches, on en sait moins sur les porcelets sevrés. Bien que la pandémie ait rendu l'étude de ces derniers difficile, les scientifiques ont poursuivi leurs travaux, obtenant des données sur des milliers de chargements de porcs sevrés dans tout le pays. En analysant ces informations, ils ont atteint l'un des principaux objectifs de leur étude : identifier les facteurs qui influencent la mortalité pendant le transport, tant dans l'est que dans l'ouest du Canada.

Les remorques et les porcs

De même que certaines remorques peuvent être dangereuses pour la santé humaine, l'étude a montré que les voyages utilisant des semi-remorque bétaillère surbaissée avaient une mortalité moyenne plus élevée que les voyages utilisant d'autres types de remorques. Les conditions météorologiques ont également joué un rôle, les porcs de l'ouest du Canada ayant connu la pire mortalité pendant l'hiver, tandis que l'été a été la pire saison dans l'est du Canada. Les chercheurs n'ont certainement pas été choqués par les pertes plus élevées enregistrées lors de conditions météorologiques extrêmes. En même temps, ils ont noté que les porcelets sevrés étaient plus sensibles au froid que les porcs en finition, qui souffrent davantage de la chaleur que du froid pendant le transport. Ce dernier point souligne les besoins différents des porcs à différents stades de leur vie pendant le transport.

Le fil conducteur du projet était de trouver des domaines dans lesquels des stratégies pouvaient être développées pour réduire le risque de décès des porcs sevrés pendant leur transport. Par exemple, dans une étude comparant les transports de longue et de courte durée, les porcs expédiés sur de plus longues distances étaient déjà sevrés et connaissaient mieux les mangeoires, ce qui a facilité la transition lorsqu'ils sont arrivés dans l'étable de la nurserie. En revanche, les porcs transportés sur de courtes distances ont été sevrés juste avant le chargement, ce qui a entraîné un mélange d'agressions et une réaction de stress plus aiguë lorsqu'ils sont arrivés à destination. Cela suggère que le sevrage à la ferme avant le transport peut réduire les pertes par décès, bien qu'une étude plus approfondie soit nécessaire étant donné les défis logistiques que ce changement pose aux producteurs.

Mettre les problèmes en veilleuse

Souvent, dans le domaine de la recherche, pour trouver des réponses, il faut d'abord poser les bonnes questions, et ce projet a suscité quelques interrogations : Compte tenu de la mortalité plus élevée des porcelets sevrés en hiver dans l'ouest du Canada, les litières sont-elles adéquates ? Devons-nous envisager d'autres options de litière ? Comment les différents types de remorques et les différents compartiments d'une même remorque affectent-ils les porcs ? Dans l'est du Canada, comment la combinaison de l'humidité et des températures élevées interagit-elle avec l'espace alloué, et quelle est l'importance de la ventilation forcée dans ces conditions ?  Dans le cadre de cette étude, les scientifiques ont commencé à surveiller davantage de chargements au Canada à l'aide d'une technologie permettant de localiser des aspects tels que la température et l'humidité à l'intérieur du camion, dans l'espoir d'obtenir des réponses.

Une recherche stimulante

En utilisant des remorques hydrauliques à quatre étages, qui sont couramment utilisées pour transporter un grand nombre de porcs sevrés, les chercheurs commencent à approfondir la question de la température et de l'espace disponible dans les différents compartiments. Forts de ces connaissances, ils prévoient de collaborer avec les fabricants de remorques pour mettre au point des systèmes de contrôle permettant de maintenir des températures idéales dans tout le camion.

L'équipe de recherche souligne également l'importance d'une formation adéquate pour les chauffeurs de porcs. Bien que la plupart des chauffeurs soient très compétents, la rotation dans le secteur signifie que d'autres peuvent ne pas être au courant des pratiques essentielles. En l'absence de technologie de pointe, les chauffeurs devraient évaluer la température en s'arrêtant périodiquement pour mettre la main dans les compartiments. Étant donné que les températures peuvent augmenter rapidement lorsqu'une remorque est à l'arrêt avec un chargement complet de porcs, ce qui réduit la circulation de l'air, le chargement doit être effectué le plus rapidement possible. De même, les chauffeurs devraient partir immédiatement une fois leur camion chargé, surtout lorsqu'il fait chaud.

Oh Canada !

Une initiative pancanadienne peut s'avérer une tâche ardue, c'est pourquoi l'alliance du monde universitaire et de l'industrie a été déterminante pour la réussite du projet. Yolande Seddon, professeure adjointe au département des sciences cliniques des grands animaux du Western College of Veterinary Medicine, et les docteurs Terry O'Sullivan et Renee Bergeron, tous deux professeurs agrégés à l'Université de Guelph, ont joué un rôle central dans ce projet. Ils ont été aidés par Hannah Golightly, étudiante en doctorat, qui a présenté une affiche sur le projet lors du Porc Show en 2022.

Pour sa part, l'industrie était représentée par Marie-Josée Turgeon, coordonnatrice qualité et bien-être animal - production porcine chez Olymel s.e.c., et par le Dr Egan Brockhoff, président et vétérinaire praticien chez Prairie Swine Health Services.

Indépendamment de leurs antécédents, toutes les parties ont partagé une vision commune : Si nous parvenons à mieux comprendre les processus de sevrage et de transport des porcelets sevrés, ainsi que les conditions dont ils ont besoin pendant le transport, nous réduirons les pertes et améliorerons les performances de ces animaux lorsqu'ils arriveront à la pouponnière.

Livestock transport
  • Article basé sur un projet de la Grappe Porcine 3 : Effets du transport à longue distance sur la santé et le bien-être des porcelets sevrés précocement

  • Responsable du projet : Dr Jennifer Brown (Prairie Swine Centre)

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Swine Innovation Porc
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La nouvelle grappe se penche sur les priorités du secteur porcin

S'il existe une recette pour réaliser des percées dans le secteur porcin, la recherche est l'ingrédient secret qui stimule l'innovation et les nouvelles solutions. 

Les projets de recherche récemment annoncés par la Grappe porcine 4 et soutenus par Swine Innovation Porc (SIP) leur apportent une aide précieuse à cet égard.


« La recherche est le fondement de l'industrie porcine », a déclaré Daniel Ramage, directeur général de SIP. « Nous sommes un secteur basé sur la science et la recherche est un moteur essentiel pour apporter des solutions qui renforcent la position du Canada comme chef de file mondial dans la production et l'exportation de porc. » 
Grâce au financement d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, des organisations provinciales de producteurs de porcs et d'autres partenaires, les projets soutenus par SIP se poursuivent depuis 2010 dans le cadre de grappes agro-scientifiques quinquennales. Ce délai est important car il permet de mener des études de recherche à grande échelle avec un horizon temporel considérable. En outre, les grappes facilitent la collaboration entre les équipes de recherche partout au Canada, ce qui est essentiel pour assurer le succès des projets.
« En travaillant ensemble, l'industrie, le gouvernement et le monde universitaire peuvent se concentrer sur des sujets stratégiques et réaliser des progrès dans des domaines qui renforcent le secteur porcin à long terme », a déclaré M. Ramage. 
Les chercheurs du Canada créent un lien vital entre la science et le succès de l'industrie.
« La recherche et l'innovation sont essentielles pour l'agriculture et, plus particulièrement, pour l'industrie porcine », a déclaré Laurence Maignel, chercheuse au Centre canadien pour l'amélioration du porc (CCAP). « La recherche est une puissante source de connaissances et de solutions pour répondre aux problèmes émergents et actuels tout en améliorant la productivité, la durabilité, la compétitivité, la sécurité alimentaire et la qualité de la viande de porc. » 

De 2023 à 2028, la Grappe porcine 4 aura investi jusqu'à 20 M$ en financement combiné de l'industrie et du gouvernement.  

« Nous avons un programme de recherche très solide qui est soutenu par ce programme », a déclaré M. Ramage. « Il réunit des chercheurs de premier plan de 13 institutions différentes au Canada et plus de 36 partenaires de l'industrie ».

Collectivement, ce groupe d'experts s'attaquera à 18 activités de recherche et de connaissance réparties dans trois domaines prioritaires : la croissance économique, la résilience du secteur et les défis sociétaux. 
« Cette grappe aborde un éventail de sujets plus diversifié que jamais », a déclaré M. Ramage. « En réponse à l'évolution des exigences réglementaires et des préférences des consommateurs, nous mettons davantage l'accent sur la durabilité et l'environnement, tout en continuant à promouvoir une productivité et une compétitivité accrues grâce à l'innovation. » 
Parallèlement, la Grappe porcine 4 continue d'accorder la priorité à la compétitivité et à la rentabilité de la production porcine, que ce soit en relevant les défis liés à la santé animale, en améliorant les pratiques d'alimentation ou en développant les connaissances de l'industrie sur les meilleures pratiques en matière de production et de soins aux animaux.

Les résultats sont au cœur des préoccupations

Si des aspects tels que « le verdissement de la planète » sont importants pour les producteurs, il est également vital qu'ils demeurent rentables, et les grappes SIP ont prouvé leur valeur à cet égard.

« Nous avons procédé à une évaluation de l'impact économique des précédents programmes de grappes », a indiqué M. Ramage. « Il convient de souligner que les investissements réalisés dans le cadre de ces projets ont permis d'accroître la productivité du secteur porcin de plus de 3,5 %. Quand on pense à l'ampleur de l'industrie porcine canadienne, qui représente chaque année plusieurs milliards de dollars, cette augmentation est un résultat crucial qui démontre la valeur de l'investissement dans la recherche ». 
La valeur de la recherche est évidente au niveau de l'exploitation agricole à travers le Canada, où les producteurs en voient l'impact au quotidien. Grâce à ses efforts de transfert de connaissances, SIP veille à ce que les utilisateurs finaux, notamment les producteurs, les transporteurs et les transformateurs, adoptent en temps voulu les technologies innovantes, les nouveaux produits et les nouvelles stratégies. SIP accroît également la diffusion de l'information en utilisant plusieurs canaux de communication disponibles et en adaptant le message à un large éventail de publics.

« L'un des principaux avantages pour nous est que la science a prouvé que sélectionner des cochettes de remplacement issues de truies ayant des portées à poids de naissance élevé permet d'augmenter le poids de naissance global, la productivité et le rendement de votre troupeau, » a déclaré Steven Waldner, gestionnaire de porcherie pour la Fairlane Colony, à l'est de Lethbridge, en Alberta.
En ce qui concerne la nutrition, la recherche a transformé la façon dont les producteurs nourrissent leurs porcs en pouponnière, par rapport aux années passées. 
« La recherche nous a appris qu'il est plus important et plus rentable de se concentrer sur la santé intestinale et de préparer le porc aux défis de la vie, en utilisant un mélange d'acides organiques et inorganiques, plutôt que de se concentrer sur la croissance pendant les premières semaines après le sevrage », a déclaré M. Waldner. 

En fait, si vous souhaitez déstabiliser un expert en porc, posez-lui une question simple : Quels sont les domaines du secteur qui ne sont pas touchés par la recherche ?

« Je n'en vois aucun », a déclaré Laurence Maignel. « Au cours des dernières décennies, les améliorations apportées à l'alimentation, aux bâtiments, au logement, à la productivité des truies, à la qualité des carcasses et de la viande, à l'utilisation de l'énergie et de l'eau, ainsi qu'à la santé et au bien-être des animaux ont transformé l'industrie porcine canadienne pour en faire l'un des secteurs agricoles les plus prospères et les plus rentables. Le succès sur les marchés d'exportation dépend également beaucoup des efforts de recherche qui renforcent les vertus de la viande de porc canadienne pour les acheteurs étrangers. De nos jours, l'automatisation de l'élevage, les pratiques durables et la production porcine résiliente dépendent largement de la recherche en intelligence artificielle et de nouvelles approches pour une meilleure utilisation des ressources. » 

Faire équipe et travailler sans relâche

Qu'il s'agisse de porcs ou de sport, le travail d'équipe est essentiel pour atteindre ses objectifs, et L. Maignel n'hésite pas à faire écho à ce sentiment.

« SIP joue un rôle central en identifiant les priorités de recherche en collaboration avec les producteurs et les transformateurs de porcs canadiens », a déclaré L. Maignel. « SIP crée également une synergie entre les scientifiques et encourage la communication et la coordination entre les organismes de recherche et l'industrie. Ce faisant, ils servent de catalyseur d'innovation à différents niveaux du secteur ». 
De toute évidence, les priorités de la Grappe 4 de SIP reflètent les opportunités et les défis évolutifs auxquels est confrontée actuellement l'industrie porcine. 

« Ces projets nous aideront à faire avancer les choses sur des questions essentielles », a déclaré M. Ramage. « Le pouvoir de la science garantit que l'industrie porcine continuera à prospérer dans les années à venir. Notre secteur traverse une période passionnante et nous sommes ravis de contribuer à sa réussite à long terme grâce à des investissements et à des partenariats dans le domaine de la recherche ». 

Remerciements

Le programme de recherche Grappe porcine 4 : L'innovation au service de la croissance durable dans le secteur porcin est dirigé par Swine Innovation Porc (SIP), avec des investissements combinés des organisations provinciales de producteurs de porcs, des principaux partenaires de l'industrie et du gouvernement du Canada dans le cadre du programme AgriScience du Partenariat canadien pour une agriculture durable.

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  • Annoncé en 2023 et prévu pour la période 2023-2028, le Swine Cluster 4 investira jusqu'à 20 millions de dollars provenant de fonds combinés de l'industrie et du gouvernement.

  • Le Swine Cluster 4 est le quatrième programme pancanadien de recherche collaborative et de transfert de connaissances développé et géré par Swine Innovation Porc depuis 2010.

 

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L'étude sur l'E. coli : une bonne nouvelle pour le médecin

La diarrhée post-sevrage (DPS) causée par une infection E. coli n'est agréable ni pour les porcs ni pour leurs propriétaires. 

Trouver des moyens de lutter contre cette maladie pourrait permettre aux producteurs d'économiser beaucoup d'argent en frais de traitement et en pertes de production, tout en améliorant le bien-être des animaux et en renforçant la sécurité alimentaire. Sous la direction du Dr Vahab Farzan, chercheur scientifique à l'Ontario Veterinary College de l'Université de Guelph, des scientifiques ont cherché une solution probiotique à la PWD.

Les bactéries E. coli qui résident dans les intestins des humains et de certains animaux sont généralement inoffensives et contribuent à la bonne santé du tube digestif. Certaines souches peuvent toutefois produire des toxines qui provoquent divers symptômes tels que des vomissements, de la diarrhée et des lésions de la muqueuse intestinale. De plus, l'infection chez les porcs post-sevrage entraîne souvent la mortalité, ce qui fait de E. coli un sujet de recherche majeur pour le secteur porcin. Non seulement elle affecte gravement l'industrie canadienne, à hauteur de 100 à 150 millions de dollars par an, mais elle suscite également de vives inquiétudes dans le monde entier.

Étant donné qu'elle provoque la déshydratation, la diarrhée et souvent la mort, E. coli constitue également un problème de bien-être animal. Même les porcs qui guérissent de l'infection peuvent ne pas suivre le rythme des autres en termes de développement et rester bloqués à un niveau de performance inférieur pendant la phase de croissance.

Tout faire pour l'empêcher d'entrer

À la lumière de l'affaire E. coli les producteurs essaient de mettre en œuvre toute une série d'approches pour la maintenir à distance. La prévention commence par un nettoyage et une désinfection minutieux de tous les enclos, d'un lot de porcs à l'autre ; cependant, l'infection se faufile parfois malgré tous les efforts de l'exploitation.

Une autre stratégie pour se prémunir contre les E. coli est l'inclusion d'antimicrobiens dans l'alimentation de la nurserie. Un choix populaire est l'oxyde de zinc, qui est généralement administré à des doses élevées de 2500 à 3000 ppm (parties par million). Cette substance étant un métal lourd, une trop grande quantité peut être toxique pour les porcs. Pour éviter cela, la physiologie de l'animal fait en sorte que l'apport excessif de zinc soit excrété. Cela peut poser un problème, car le zinc s'accumule dans le fumier et finit par contaminer le sol et les eaux souterraines.

Contrôler la résistance

Des études antérieures ont également montré que le gène responsable de la résistance à l'oxyde de zinc chez les bactéries est porté par un « élément génétique mobile ». Cet élément est un type de matériel génétique qui peut se déplacer dans le génome de la population bactérienne d'un porc. Le génome est comparable à un livre de recettes pour l'animal, contenant toutes les instructions nécessaires à sa fabrication et à son entretien.

Si le terme « élément génétique mobile » peut sembler inoffensif, il ne faut pas le prendre à la légère, car il transporte également les gènes de résistance à d'autres antimicrobiens. Si rien n'est fait, cela conduira à l'apparition de bactéries plus résistantes dans l'intestin du porc, ce qui pourrait à terme entraver le traitement des infections futures au sein du troupeau.

Tirer le meilleur parti possible

Les vaccins constituent un outil essentiel de prévention des infections. Bien qu'ils soient souvent efficaces, ils peuvent être d'une utilité limitée pour les porcelets, dont le système immunitaire est encore immature et incapable de tirer parti des avantages de la vaccination. Les chercheurs ont donc exploré l'option la plus prometteuse, les probiotiques, qui sont des bactéries vivantes (les bonnes) et des levures qui favorisent la santé de l'intestin et protègent contre les maladies.

Réflexion sur les probiotiques

Avant qu'une mesure de contrôle telle que les probiotiques puisse être utilisée au niveau de l'exploitation, les chercheurs doivent évaluer l'efficacité du produit de manière approfondie par le biais d'essais de provocation expérimentaux. Pour ce faire, ils ont dû développer un modèle d'infection afin de déterminer à quel âge, et avec quelle quantité de bactéries, les porcs devraient être infectés par E. coli pour présenter les signes cliniques de la diarrhée post-sevrage. Pour le bénéfice d'autres scientifiques, le modèle peut maintenant être utilisé dans le cadre de projets futurs.

En outre, pour que E. coli infecte un porc, l'animal doit posséder un récepteur spécial dans l'intestin où la bactérie peut se fixer et commencer à faire des ravages. En l'absence de ce récepteur, le porc possède une résistance naturelle à la bactérie E. coli car les bactéries nocives ne peuvent pas "atterrir" et libérer leurs toxines.

La découverte du rôle du récepteur dans la résistance et l'affinement des modèles de maladie sont des résultats clés qui ouvrent de nouvelles voies pour les études futures. Ces connaissances fondamentales devraient contribuer grandement à la protection des porcs contre les infections à E. coli à l'avenir.

La collaboration favorise la découverte

La science est un sport d'équipe, et ce projet a bénéficié du soutien financier de Swine Innovation Porc (SIP), d'Ontario Pork et du ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et des Affaires rurales de l'Ontario (OMAFRA). Le projet a été codirigé par le Dr Vahab Farzan de l'Ontario Veterinary College de l'Université de Guelph. Les progrès ont été rendus possibles grâce aux connaissances de ses collaborateurs, qui sont également membres de l'Ontario Veterinary College : le Dr Robert Friendship, professeur, et le Dr Brandon Lillie, directeur du département et professeur agrégé. Le Dr Joshua Gong, chercheur scientifique à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), a également joué un rôle important dans l'étude.

À partir de là, l'équipe continuera à mener des essais de provocation de maladies afin d'évaluer des produits tels que les probiotiques et les vaccins. 

En plus de réduire la mortalité et de nuire aux performances des troupeaux de porcs, la lutte contre un ennemi dévastateur comme E. coli permettrait de répondre aux préoccupations de santé publique liées à la contamination des sols et à la résistance aux antimicrobiens. Bien qu'il soit difficile de trouver une solution gagnant-gagnant de nos jours, tout ce qui promet des porcs en meilleure santé et des consommateurs plus heureux est un bon début.

E. Coli Bacteria
  • Article basé sur le projet de la Grappe Porcine 3 : Développement de nouveaux additifs alimentaires pour remplacer les antibiotiques et promouvoir la santé intestinale des porcs

  • Responsables du projet : Vahab Farzan, Université de Guelph ; Andrew Van Kessel, Université de Saskatchewan ; Ben Willing, Université de l'Alberta

 

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Swine Innovation Porc
Swine Innovation Porc

Sur la voie du succès : Une étude sur le transport garde l'industrie en marche

Toutes plaisanteries mises à part, l'impact du transport sur la santé des porcs est une affaire sérieuse.

L'impact du transport sur les animaux peut se répercuter sur leur bien-être et leurs performances, entraînant parfois des pertes mortelles qui sont également fatales pour les résultats financiers. Bien que le "pourquoi" du transport des porcs soit évident, le "quand" et le "comment" où il est effectué peuvent faire la différence entre un voyage sans encombre et un parcours semé d'embûches pour les porcs et les producteurs.

Si le transport des porcs de finition a fait l'objet de nombreuses recherches, on en sait moins sur les porcelets sevrés. Bien que la pandémie ait rendu l'étude de ces derniers difficile, les scientifiques ont poursuivi leurs travaux, obtenant des données sur des milliers de chargements de porcs sevrés dans tout le pays. En analysant ces informations, ils ont atteint l'un des principaux objectifs de leur étude : identifier les facteurs qui influencent la mortalité pendant le transport, tant dans l'est que dans l'ouest du Canada.

Les remorques et les porcs

De même que certaines remorques peuvent être dangereuses pour la santé humaine, l'étude a montré que les voyages utilisant des semi-remorque bétaillère surbaissée avaient une mortalité moyenne plus élevée que les voyages utilisant d'autres types de remorques. Les conditions météorologiques ont également joué un rôle, les porcs de l'ouest du Canada ayant connu la pire mortalité pendant l'hiver, tandis que l'été a été la pire saison dans l'est du Canada. Les chercheurs n'ont certainement pas été choqués par les pertes plus élevées enregistrées lors de conditions météorologiques extrêmes. En même temps, ils ont noté que les porcelets sevrés étaient plus sensibles au froid que les porcs en finition, qui souffrent davantage de la chaleur que du froid pendant le transport. Ce dernier point souligne les besoins différents des porcs à différents stades de leur vie pendant le transport.

Le fil conducteur du projet était de trouver des domaines dans lesquels des stratégies pouvaient être développées pour réduire le risque de décès des porcs sevrés pendant leur transport. Par exemple, dans une étude comparant les transports de longue et de courte durée, les porcs expédiés sur de plus longues distances étaient déjà sevrés et connaissaient mieux les mangeoires, ce qui a facilité la transition lorsqu'ils sont arrivés dans l'étable de la nurserie. En revanche, les porcs transportés sur de courtes distances ont été sevrés juste avant le chargement, ce qui a entraîné un mélange d'agressions et une réaction de stress plus aiguë lorsqu'ils sont arrivés à destination. Cela suggère que le sevrage à la ferme avant le transport peut réduire les pertes par décès, bien qu'une étude plus approfondie soit nécessaire étant donné les défis logistiques que ce changement pose aux producteurs.

Mettre les problèmes en veilleuse

Souvent, dans le domaine de la recherche, pour trouver des réponses, il faut d'abord poser les bonnes questions, et ce projet a suscité quelques interrogations : Compte tenu de la mortalité plus élevée des porcelets sevrés en hiver dans l'ouest du Canada, les litières sont-elles adéquates ? Devons-nous envisager d'autres options de litière ? Comment les différents types de remorques et les différents compartiments d'une même remorque affectent-ils les porcs ? Dans l'est du Canada, comment la combinaison de l'humidité et des températures élevées interagit-elle avec l'espace alloué, et quelle est l'importance de la ventilation forcée dans ces conditions ?  Dans le cadre de cette étude, les scientifiques ont commencé à surveiller davantage de chargements au Canada à l'aide d'une technologie permettant de localiser des aspects tels que la température et l'humidité à l'intérieur du camion, dans l'espoir d'obtenir des réponses.

Une recherche stimulante

En utilisant des remorques hydrauliques à quatre étages, qui sont couramment utilisées pour transporter un grand nombre de porcs sevrés, les chercheurs commencent à approfondir la question de la température et de l'espace disponible dans les différents compartiments. Forts de ces connaissances, ils prévoient de collaborer avec les fabricants de remorques pour mettre au point des systèmes de contrôle permettant de maintenir des températures idéales dans tout le camion.

L'équipe de recherche souligne également l'importance d'une formation adéquate pour les chauffeurs de porcs. Bien que la plupart des chauffeurs soient très compétents, la rotation dans le secteur signifie que d'autres peuvent ne pas être au courant des pratiques essentielles. En l'absence de technologie de pointe, les chauffeurs devraient évaluer la température en s'arrêtant périodiquement pour mettre la main dans les compartiments. Étant donné que les températures peuvent augmenter rapidement lorsqu'une remorque est à l'arrêt avec un chargement complet de porcs, ce qui réduit la circulation de l'air, le chargement doit être effectué le plus rapidement possible. De même, les chauffeurs devraient partir immédiatement une fois leur camion chargé, surtout lorsqu'il fait chaud.

Oh Canada !

Une initiative pancanadienne peut s'avérer une tâche ardue, c'est pourquoi l'alliance du monde universitaire et de l'industrie a été déterminante pour la réussite du projet. Yolande Seddon, professeure adjointe au département des sciences cliniques des grands animaux du Western College of Veterinary Medicine, et les docteurs Terry O'Sullivan et Renee Bergeron, tous deux professeurs agrégés à l'Université de Guelph, ont joué un rôle central dans ce projet. Ils ont été aidés par Hannah Golightly, étudiante en doctorat, qui a présenté une affiche sur le projet lors du Porc Show en 2022.

Pour sa part, l'industrie était représentée par Marie-Josée Turgeon, coordonnatrice qualité et bien-être animal - production porcine chez Olymel s.e.c., et par le Dr Egan Brockhoff, président et vétérinaire praticien chez Prairie Swine Health Services.

Indépendamment de leurs antécédents, toutes les parties ont partagé une vision commune : Si nous parvenons à mieux comprendre les processus de sevrage et de transport des porcelets sevrés, ainsi que les conditions dont ils ont besoin pendant le transport, nous réduirons les pertes et améliorerons les performances de ces animaux lorsqu'ils arriveront à la pouponnière.

A person holding a piglet
  • Article basé sur un projet de la Grappe Porcine 3 : Effets du transport à longue distance sur la santé et le bien-être des porcelets sevrés précocement

  • Responsable du projet : Dr Jennifer Brown (Prairie Swine Centre)

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Swine Innovation Porc
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