Suppléments vitaminiques chez les truies gestantes : les résultats sont-ils au rendez-vous?

Augmenter les apports en vitamines pendant la gestation pour améliorer la taille des portées et la vitalité des porcelets — l'idée est séduisante, surtout quand la survie des porcelets reste un défi quotidien. Mais est-ce que ça fonctionne vraiment?

Des chercheurs ont suivi 66 truies et cochettes réparties en deux groupes — alimentation standard ou enrichie en vitamines — sur deux cycles de reproduction complets. Ils ont mesuré la taille de portée, le poids des porcelets à la naissance et les niveaux d'immunité.

Le verdict : aucune différence constante n'a été observée entre les deux groupes. Quelques variations mineures sont apparues d'un cycle à l'autre, mais rien de suffisamment fiable pour justifier un changement de pratique.

Pour les producteurs, le message est rassurant : les niveaux de vitamines recommandés par l'industrie semblent faire le travail. Inutile d'investir dans des prémix plus concentrés en espérant un gain de performance qui ne s'est pas concrétisé. Les chercheurs recommandent néanmoins de poursuivre les travaux, notamment pour mieux comprendre l'effet des vitamines sur l'ensemble de la gestation et de la lactation.

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Prairie Swine Centre
Prairie Swine Centre
Hannah Burlet, Frédéric Beaudoin, Béatrice Sauvé, Laetitia Cloutier, Matheus de Oliveira Costa¹, Danyel Bueno Dalto
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Acknowledgement
Ministère de l'Agriculture de la Saskatchewan, Fonds de développement agricole, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Des nanoparticules pour contrôler le DON ?

Le déoxynivalénol (DON) — une mycotoxine nocive fréquemment présente dans les céréales — est un vrai casse-tête pour les producteurs de porcs canadiens. Les solutions pour l'éliminer de la moulée sont limitées, coûteuses ou peu efficaces.

Des chercheurs de l'Université de la Saskatchewan et du Prairie Swine Centre ont testé un nouveau matériau appelé oxyde de graphène magnétique (MGO) — de minuscules particules capables de lier et d'éliminer le DON dans le blé, l'orge et le maïs. Ils ont optimisé les conditions de traitement pour chaque type de céréale, puis ont testé l'alimentation traitée au MGO sur des porcelets en pouponnière.

Le MGO a permis de réduire les niveaux de DON dans les trois céréales. Les porcs nourris avec l'alimentation traitée au MGO n'ont montré aucune réduction de leur croissance ou de l'absorption des nutriments, comparativement aux porcs non traités.

Il s'agit d'une recherche prometteuse à un stade précoce. Le MGO n'est pas encore prêt pour une utilisation à la ferme, mais il pourrait éventuellement offrir aux producteurs un moyen sûr et efficace de valoriser des céréales contaminées au DON, réduisant ainsi les coûts d'alimentation tout en protégeant la santé des porcs.

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Prairie Swine Centre
Prairie Swine Centre
Alvin Alvarado, titulaire d'une maîtrise en sciences, Darren Korber, titulaire d'un doctorat, Denise Beaulieu, titulaire d'un doctorat, et Bernardo Predicala, titulaire d'un doctorat
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/sites/default/files/2026-02/ASABE%202025_AA%208Jul2025.pdf
Acknowledgement
Ministère de l'Agriculture de la Saskatchewan, Fonds de développement agricole

Température en élevage porcin : et si on laissait les animaux dicter le thermostat?

Le chauffage représente l'un des postes de dépenses énergétiques les plus lourds dans les bâtiments porcins. Des chercheurs du Prairie Swine Centre soulèvent aujourd'hui une question qui mérite réflexion : surchauffons-nous nos élevages sans réelle nécessité?

Les premiers résultats d'une étude en cours sont révélateurs. Des truies gestantes maintenues à 8 °C ont affiché le même poids corporel et la même température corporelle que leurs congénères élevées à la norme habituelle de 16,5 °C — tout en consommant près de 52 % moins d'énergie. Du côté des porcs en croissance-finition, ceux-ci ont manifesté le plus grand intérêt pour le système de chauffage lorsque la température oscillait entre 10 °C et 13,5 °C, ce qui laisse supposer que cette plage constitue leur véritable zone de confort thermique.

Pour les producteurs, les implications sont potentiellement importantes. Si les mises à jour des recommandations de température se confirment à l'issue des quatre phases de l'étude, abaisser le thermostat pourrait significativement alléger la facture énergétique — sans pour autant nuire à la santé ni aux performances des animaux.

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Prairie Swine Centre
Prairie Swine Centre
N. Matuba, licence, A. Alvarado, master, B. Predicala, doctorat
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Acknowledgement
Ministère de l'Agriculture de la Saskatchewan, Fonds de développement agricole

Fibres et santé intestinale : peut-on aider les porcelets à mieux tolérer les régimes riches en protéines?

Des niveaux élevés de protéines indigestibles dans l'alimentation peuvent irriter la muqueuse intestinale des porcs et compromettre leurs performances. Des chercheurs ont voulu déterminer si l'ajout de fibres fermentescibles à la ration pouvait atténuer ces effets.

Une équipe du Prairie Swine Centre a soumis des porcs en croissance à des rations combinant différents niveaux de fibres et des concentrations élevées de protéines indigestibles. Les chercheurs ont évalué les performances de croissance, les marqueurs de santé intestinale ainsi que l'inflammation de la muqueuse.

L'ajout de fibres a amélioré certains indicateurs de santé intestinale, sans toutefois protéger pleinement les animaux. Les performances de croissance sont demeurées affectées, et l'inflammation intestinale est restée préoccupante aux niveaux élevés de protéines.

Pour les producteurs, cette recherche rappelle que la qualité des ingrédients alimentaires est importante, en particulier la digestibilité des protéines. Si les fibres peuvent apporter un soutien à la santé intestinale, elles ne sauraient compenser le recours à des sources protéiques de piètre qualité. Miser sur des ingrédients bien digestibles reste, à long terme, la stratégie la plus efficace — et la plus économique.

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Prairie Swine Centre
Prairie Swine Centre
T.J. Erinle, O.O. Babatunde, J.K. Htoo, S.M. Mendoza et D.A. Columbus
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Logement en groupe pour vos truies : quel système choisir?

Passer au logement en groupe, c'est un investissement majeur — et entre les différentes options disponibles, il n'est pas toujours facile de s'y retrouver. L'arbre décisionnel du Prairie Swine Centre est conçu pour vous aider à faire le bon choix pour votre exploitation.

Première question à vous poser : rénover un bâtiment existant ou construire à neuf? La réponse détermine d'emblée quelles options sont réalistes pour vous. Vient ensuite le choix central : un système d'alimentation compétitif ou non compétitif?

Si votre budget est serré et que vos groupes sont petits et homogènes — autour de 10 à 20 truies — les systèmes compétitifs comme l'alimentation au sol ou les loges courtes peuvent faire l'affaire. Sachez toutefois que vous devrez gérer davantage d'agressivité entre les animaux, une plus grande variabilité de condition corporelle et des pertes alimentaires plus élevées.

Si vous visez une meilleure uniformité de troupeau, moins de gaspillage et une efficacité accrue sur le long terme, les systèmes non compétitifs — stalles à accès libre ou alimentation électronique des truies (AET) — sont généralement le meilleur investissement, malgré des coûts de départ plus élevés.

Avant de vous décider, posez-vous trois questions : Quel est mon budget réel? Qu'est-ce que mon bâtiment permet? Quel style de gestion me convient? L'arbre décisionnel du Prairie Swine Centre vous guidera à partir de là.

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Ken Engele, BSA, agronome diplômé, Jennifer Brown, docteure, et Laura Eastwood, docteure
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Vos abreuvoirs vous coûtent-ils plus cher que vous ne le pensez?

L'eau est le nutriment le plus essentiel dans votre élevage — et pourtant, c'est souvent celui auquel on prête le moins attention. Cette négligence peut coûter bien plus cher qu'on ne l'imagine.

Des chercheurs ont audité les pratiques de gestion de l'eau dans 24 fermes canadiennes, à tous les stades de production. Résultat : près des deux tiers des abreuvoirs à pipette dans les bâtiments d'engraissement étaient réglés à des débits trop élevés. Dans un bâtiment de 6 000 porcs, des abreuvoirs mal ajustés peuvent gaspiller plus de 30 000 litres d'eau par jour — ce qui représente environ 41 500 $ par année en coûts supplémentaires de gestion du lisier.

La bonne nouvelle? La correction est simple et ne coûte pratiquement rien. Réglez vos abreuvoirs à la hauteur de l'épaule du plus petit porc dans le parc, et visez un débit entre 0,5 et 1,0 litre par minute pour la plupart des stades de production. Et n'oubliez pas de vérifier régulièrement : un débit trop faible est tout aussi problématique qu'un débit trop élevé.

Quelques ajustements simples — et vous pourriez récupérer des milliers de dollars par année.

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Ken Engele, agronome diplômé (BSA), et Geneviève Berthiaume, titulaire d'une maîtrise en sciences (M.Sc.)
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Débit et hauteur recommandés pour les abreuvoirs à tétine

L'eau est l'un des intrants les plus négligés dans une ferme porcine, et pourtant elle pourrait vous coûter bien plus plus cher que vous ne le pensez.

Des travaux de recherche du Prairie Swine Centre montrent que la hauteur et le débit des abreuvoirs ont un impact direct sur le gaspillage d'eau. Les porcs à l'engraissement gaspillent à eux seuls entre 25 et 40 % de l'eau des abreuvoirs à tétine. Pire encore, environ 65 % des abreuvoirs sur les fermes sont réglés à des débits trop élevés.

Pourtant, la solution ne demande ni grands travaux ni gros budget. Réglez les abreuvoirs à la hauteur de l'épaule du plus petit porc dans le parc, et visez un débit entre 0,5 et 1,0 litre par minute pour la plupart des stades de production. Inspectez-les régulièrement, et remplacez sans tarder tout abreuvoir qui fuit.

Quelques ajustements de hauteur et de débit peuvent réduire considérablement le gaspillage d'eau et alléger votre facture, sans compromettre la santé ni les performances de vos porcs.

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Ken Engele, BSA, P.Ag, et Genevieve Berthiaume, M.Sc.
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Guide 'Quality of Life' - Utilisation de l'enrichissement

Garder vos porcs stimulés — mentalement et physiquement — n'est pas qu'une question de bien-être animal. C'est aussi un levier concret pour améliorer vos performances et réduire les comportements coûteux comme la caudophagie et l'agressivité.

Ce guide du Prairie Swine Centre fait le point sur les options d'enrichissement à chaque stade de production. Le constat des chercheurs est sans équivoque : choisir le bon enrichissement au bon moment fait une réelle différence. La paille demeure le premier choix pour la majorité des phases, mais les besoins varient selon le stade. Les matériaux de nidification sont particulièrement bénéfiques pour les truies en maternité; la corde et la toile de jute conviennent bien aux porcelets et aux animaux en pouponnière; les râteliers garnis de paille donnent de bons résultats pour les porcs en croissance et les truies gestantes.

Et les coûts? Étonnamment bas. Une chaîne avec corde de coton revient à environ 0,65 $ par porc par année. La toile de jute en pré-maternité, quant à elle, génère 3 $ pour chaque dollar investi, grâce à une meilleure survie des porcelets.

Le message est simple : faites tourner vos enrichissements régulièrement, adaptez-les au stade de vie de vos animaux, et n'attendez pas d'avoir un problème pour agir. Parfois, une simple corde ou un carré de toile de jute suffit à changer l'ambiance dans un bâtiment — et votre bilan aussi.

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Miranda Smit, Ph.D., Ken Engele, BSA, P.Ag, Jen-Yun Chou, Ph.D., et Yolande Seddon, Ph.D.
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Le bon enrichissement au bon moment : un guide pour chaque étape de la production

Stimuler vos porcs, c'est bien — mais ce qui fonctionne en maternité ne donnera pas les mêmes résultats en engraissement. L'ennui et le stress se manifestent différemment selon l'âge et le stade de production, et les solutions doivent suivre.

Des chercheurs du Prairie Swine Centre ont recensé les préférences en matière d'enrichissement à tous les stades de production, des truies en maternité jusqu'aux porcs à l'engraissement. Leur conclusion est claire : adapter l'enrichissement au stade de vie de l'animal fait une réelle différence, tant pour le bien-être que pour les performances.

La paille reste le choix de référence pour la majorité des stades — mais les détails comptent. Les matériaux de nidification facilitent la mise bas et calment les truies en maternité. La corde et la toile de jute répondent bien aux besoins des porcelets et des animaux en pouponnière. Pour les porcs en croissance et les truies gestantes, les râteliers garnis de paille ou de compost donnent de bons résultats.

Bonne nouvelle : ces solutions sont simples à mettre en place et peu coûteuses. Corde, toile de jute ou paille — quelques ajouts ciblés peuvent suffire à réduire la caudophagie, l'agressivité et le stress dans votre bâtiment, dès aujourd'hui.

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Miranda Smit, Ph.D., Ken Engele, BSA, P.Ag, Jen-Yun Chou, Ph.D.
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Le lisier, sans souci

Parmi les sujets chauds du monde agricole, le lisier arrive en tête.

Malgré ses avantages, la gestion du lisier est responsable de 30 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) des élevages porcins. Pour faire baisser ce chiffre, la science cherche à optimiser la valorisation du lisier comme fertilisant. Grâce au financement de Swine Innovation Porc (SIP), les chercheurs progressent dans le cadre du projet « Stratégies visant à optimiser l'utilisation du phosphore et de l'azote afin de réduire l'empreinte environnementale et les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la production porcine canadienne ».

Pour le profane, un produit composé d'excréments et d'urine de porc, de restes d'aliments et d'eau n'a rien de très attrayant. Pour les producteurs et les scientifiques, en revanche, le lisier est très prometteur sur le plan des émissions.

« Le lisier est reconnu depuis longtemps comme un excellent engrais, dont la capacité à maintenir les niveaux de production à la ferme n'est plus à démontrer. Malheureusement, les épandages trop abondants dans les régions à forte densité animale lui ont valu une mauvaise presse », explique la Dre Marie-Pierre Létourneau Montminy, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en production durable de protéines animales et professeure adjointe à l'Université Laval.

À partir de quatre régimes alimentaires présentant différents ratios de phosphore (P) et d'azote (N), l'étude produit quatre types de lisier de porc, qui sont ensuite épandus sur des cultures comme fertilisants.

« Un essai a été mené auprès de porcs logés dans douze parcs à environnement contrôlé, à raison de quatre porcs par traitement alimentaire, afin d'évaluer l'interaction entre le N et le P. Pendant quatre semaines, on a évalué les performances de croissance, la consommation d'eau, la composition corporelle, les émissions gazeuses et le volume de lisier, y compris sa concentration en N et en P et son pH. »

Rappelons que le N et le P ont un effet sur l'environnement lorsqu'ils sont épandus en excès, et qu'un pH élevé accroît les pertes d'ammoniac.

À l'issue de ces essais, quatre types de lisier ont été produits et acheminés à l'Université du Manitoba, où des spécialistes des sols en évaluent le potentiel de lessivage et de ruissellement ainsi que les émissions de GES.

À l'Université Laval, le Dr Lotfi Khiari évalue le potentiel fertilisant des échantillons par rapport aux engrais chimiques et détermine quel lisier serait le plus efficace à cet égard.

Des travaux sont aussi en cours avec Agriculture et Agroalimentaire Canada, au Centre de recherche et de développement de Sherbrooke, pour évaluer le potentiel des échantillons de lisier en production de biogaz. Le biogaz est une source d'énergie renouvelable produite à partir de matières premières comme les résidus agricoles et les déjections animales.

« Jusqu'ici, nous avons confirmé qu'il est possible de modifier les ratios N/P sans nuire aux performances de croissance. À l'aide d'un modèle de simulation, nous avons prédit la rétention et l'excrétion du N et du P chez le porc, puis comparé ces prédictions à ce qui s'est produit à la ferme. »

Le résultat est significatif pour les producteurs : la science peut concevoir des rations et prédire avec justesse le ratio N/P du lisier qui en découlera.

Une deuxième phase de l'étude s'amorce en février 2026. Elle portera sur les enzymes qui digèrent les fibres et les protéines dans les rations porcines.

« De façon générale, plus l'animal digère les fibres, moins celles-ci peuvent être émises sous forme de méthane. La protéase [une enzyme nécessaire à la digestion des protéines] présente aussi un intérêt. L'organisme en produit naturellement, mais on peut également en ajouter à la moulée. Si nous arrivons à dégrader davantage les protéines, nous pourrions réduire les émissions. Combinez cela à une meilleure digestion des fibres et le bénéfice environnemental devrait être marqué. »

La science du lisier n'a rien de reluisant, mais elle place l'agriculture verte à l'avant-scène.

« Quand on regarde l'impact environnemental de la production porcine, il tient en bonne partie au lisier et à son utilisation comme fertilisant. C'est pour cette raison que nous en avons fait une priorité dans notre projet. Nous avons déjà élaboré des stratégies pour réduire les émissions par l'alimentation, mais la production végétale entre aussi en jeu, puisque les engrais chimiques influent à la fois sur les aliments et sur le lisier. En produisant des lisiers mieux équilibrés en N et en P, nous pourrions réduire le recours aux engrais chimiques. »

Toujours dans l'optique d'aider la planète, l'étude élabore également des stratégies pour réduire les émissions de méthane pendant l'entreposage du lisier.

Au cours des prochains mois, les travaux se poursuivront sur deux fronts : la modélisation en laboratoire et l'application des stratégies à la ferme, en conditions réelles. Ce second volet comprend l'essai de différentes méthodes de valorisation du lisier en biogaz, afin de dégager l'option la plus efficace.

L'objectif ultime du projet rejoint le fil conducteur des travaux de SIP : trouver des solutions concrètes qui répondent aux enjeux du secteur et améliorent la rentabilité.

« Nous voulons cerner les meilleures stratégies pour les producteurs, mais si elles coûtent trop cher, personne ne les adoptera. Nous avons donc réellement besoin de l'avis et de la participation des producteurs tout au long du processus. »

Au-delà de sa contribution à une planète plus verte, cette étude présente la production porcine comme un secteur efficace, responsable et tourné vers l'avenir. De plus, s'il faut composer avec une taxe sur le carbone, ou si une prime est versée pour les pratiques durables, les résultats pourraient faire économiser les producteurs ou renforcer leur compétitivité en réduisant leur empreinte environnementale. Qui dirait non à ça?

A green field of crops
  • Article tiré du projet de la Grappe porcine 4 : Stratégies visant à optimiser l'utilisation du phosphore et de l'azote afin de réduire l'empreinte environnementale et les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la production porcine canadienne

  • Responsable du projet : Dre Marie-Pierre Létourneau Montminy, Université Laval

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Swine Innovation Porc
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