Utilisation de l'eau lors du lavage des salles

Réduire la consommation d'eau lors du lavage des salles d'élevage

Le lavage des salles est une étape essentielle pour maintenir la santé du troupeau — mais il peut consommer beaucoup d'eau. Des chercheurs ont identifié plusieurs façons simples de réduire cette consommation sans compromettre la propreté des installations.

Le choix de la buse, la pression, la température de l'eau et la vitesse de passage influencent tous la quantité d'eau utilisée. Par exemple, combiner l'eau chaude et une buse rotative permet de réduire la consommation d'eau de 31 % et le temps de lavage de 24 %. Les matériaux lisses comme le plastique ou l'acier inoxydable sont aussi plus faciles à nettoyer que le béton poreux.

Pour les producteurs, des outils simples comme le luminomètre (méthode ATP) permettent de mesurer objectivement le niveau de propreté des salles — au-delà de la simple évaluation visuelle.

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Cette capsule vidéo a été rendue possible grâce au soutien financier du gouvernement du Québec dans le cadre du programme d'appui à la lutte contre les changements climatiques dans le secteur bioalimentaire, découlant du Plan pour une économie verte 2030.

Effets de l'alimentation de précision et de la stratégie de bump feeding sur les performances et la condition corporelle des truies gestantes suivies durant les deux premiers cycles gestation-lactation

L'alimentation de précision en gestation : une nutrition plus ciblée pour de meilleures performances

Nourrir les truies gestantes de façon optimale est un défi. Une ration unique pour toutes les truies entraîne souvent un excès de nutriments en début de gestation et une restriction en fin — ni l'un ni l'autre n'est idéal. Des chercheurs du CDPQ et de l'Université Laval ont comparé quatre stratégies alimentaires sur plus de 500 cochettes pendant trois cycles reproductifs.

Les quatre traitements testés : une alimentation conventionnelle, le bump feeding (augmentation des apports en fin de gestation), l'alimentation de précision par parité, et l'alimentation de précision individuelle. L'alimentation de précision par parité s'est démarquée — générant 0,6 porcelet sevré de plus par portée, réduisant les apports en lysine et en phosphore de 20 %, et diminuant les rejets d'azote de 10 %.

Pour les producteurs, l'alimentation de précision par parité apparaît comme l'approche la plus pratique et prometteuse. L'alimentation individuelle présente également des avantages pour les truies de deuxième parité. Les résultats sur la longévité à la troisième parité sont encore en cours d'analyse.

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Laetitia Cloutier, CDPQ
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Ce projet est financé dans le cadre du programme Innov'Action agroalimentaire, en vertu du Partenariat canadien pour l'agriculture, une entente conclue entre les gouvernements du Canada et du Québec.

Comment faire manger vos cochons en été ?

Garder vos cochons au frais cet été : des stratégies simples qui font une différence

Quand il fait chaud, les cochons mangent moins et grossissent moins vite. Sébastien Turcotte, spécialiste en bâtiments et régie d'élevage au CDPQ, rappelle que la ventilation seule ne suffit plus dès que la température extérieure dépasse 22 °C.

La première stratégie : créer un courant d'air directement sur les animaux. Si l'air est trop chaud, il faut mouiller les cochons — l'évaporation de l'eau sur leur peau les refroidit efficacement, même par temps humide. En maternité, le goutte-à-goutte à la base du cou permet de rafraîchir la truie sans mouiller les porcelets.

Côté alimentation, fractionner les repas et décaler les heures d'alimentation vers la nuit peut limiter la baisse de consommation estivale. Profiter de la fraîcheur nocturne pour refroidir le bâtiment peut représenter jusqu'à 3 ou 4 kg de gain de plus par porc.

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Marie-Josée Parent, Le Bulletin des agriculteurs
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Diminuer les GES par l’amélioration de l’efficacité alimentaire, c’est payant !

Améliorer l'efficacité alimentaire, c'est bon pour votre portefeuille et la planète

La production d'aliments représente la majorité des émissions de gaz à effet de serre (GES) en production porcine. L'agronome Sébastien Turcotte du CDPQ démontre que plusieurs ajustements simples peuvent réduire ces émissions tout en améliorant la rentabilité.

Améliorer la conversion alimentaire (CA) de seulement 0,1 point représente une économie de 5,46 $ par porc et une réduction de 9,9 kg de CO₂e. Un meilleur gain moyen quotidien (GMQ) de 100 g/jour génère 3,54 $ de marge supplémentaire et réduit les émissions de 34 kg CO₂e par porc. Des gestes concrets comme bien ajuster les trémies, faire un jeûne adéquat avant l'abattage et utiliser Improvest chez les mâles amplifient ces gains.

Pour les producteurs, ces améliorations sont accessibles dès maintenant — et la génétique continuera de faire progresser l'efficacité alimentaire de 0,02 à 0,04 point par année.

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Sébastien Turcotte, CDPQ
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Cet conférence a été rendue possible grâce au soutien financier du gouvernement du Québec dans le cadre du programme d’appui à la lutte contre les changements climatiques dans le secteur bioalimentaire, qui découle du Plan pour une économie verte 2030.

Vos stations d’alimentation en savent plus que vous ne le pensez !

Vos stations d'alimentation peuvent prédire le début de la mise-bas

Bien gérer les mises-bas, c'est crucial pour la survie des porcelets et le bien-être des truies. Des chercheurs du CDPQ ont découvert que les données déjà collectées par les stations d'alimentation électroniques pourraient prédire le début d'une mise-bas jusqu'à huit heures à l'avance.

En analysant plus de 1 900 mises-bas à l'aide de l'intelligence artificielle, l'algorithme a correctement prédit si une mise-bas était imminente dans 87 % des cas — sans aucun capteur supplémentaire.

Pour les producteurs, les applications sont concrètes : mieux planifier la présence du personnel, éviter des injections inutiles pour déclencher la parturition, et activer automatiquement les équipements de confort des porcelets au bon moment. Des essais en fermes commerciales sont prévus prochainement.

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Patrick Gagnon (CDPQ), Alexandra Carrier (CDPQ), Gabrielle Dumas (CDPQ), Laurence Maignel (CCAP)..
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Les travaux présentés ont été réalisés grâce à une aide financière du Réseau canadien d’automatisation et d’intelligence agroalimentaire (RCAIA) et du Conseil canadien du porc (CCP) et du programme Agri-Science d’Agriculture et Agroalimentaire Canada

Températures chaudes – Mesures d’adaptation pour favoriser la prise alimentaire

Chaleur estivale : comment aider vos porcs à manger suffisamment

Quand il fait chaud, les porcs mangent moins — et cela nuit à leur croissance et aux performances reproductrices des truies. Des agronomes du CDPQ ont compilé des stratégies pratiques pour limiter ces effets.

Deux grandes approches sont proposées. D'abord, adapter la régie alimentaire : fractionner les repas en plus petites portions et décaler les heures d'alimentation vers les périodes plus fraîches, idéalement entre 21 h et 9 h. Ensuite, revoir la composition des aliments : réduire les protéines brutes et les fibres — qui produisent plus de chaleur lors de la digestion — et augmenter l'apport en matières grasses. Certains additifs comme la vitamine E, la bétaïne ou le bicarbonate de sodium peuvent aussi aider à contrer les effets métaboliques du stress thermique.

Pour les producteurs, ces ajustements sont concrets et applicables dès maintenant. Les changements alimentaires sont plus efficaces lorsqu'ils sont planifiés à l'avance, avant les grandes chaleurs estivales.

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Laetitia Cloutier (CDPQ), Francis Pouliot (CDPQ)
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Ce projet a bénéficié d’un financement dans le cadre du Programme d’appui à la lutte contre les changements climatiques en agriculture (PALCCA) découlant du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques.

Guide d'utilisation des cases ascenseur

Les cases ascenseurs : une solution prometteuse pour réduire les écrasements de porcelets

Les écrasements de porcelets par la truie sont une cause importante de mortalité en maternité. Des chercheurs du CDPQ ont évalué une nouvelle technologie — la case ascenseur — qui soulève automatiquement le plancher sous la truie lorsqu'elle se lève, empêchant les porcelets de se réfugier dessous.

Les résultats montrent une réduction significative de la proportion de mortalités par écrasement de 11,3 % comparativement aux cases conventionnelles. En contrepartie, de légères baisses ont été notées pour le poids au sevrage (-0,20 kg) et le gain quotidien des porcelets (-11,1 g/jour).

Pour les producteurs, cette technologie offre aussi un avantage pratique : elle facilite la capture des porcelets lors des soins et du sevrage, économisant du temps de travail. Un entretien régulier du compresseur et des circuits pneumatiques reste toutefois nécessaire.

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Sébastien Turcotte (CDPQ), Gabrielle Dumas (CDPQ)
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Ce projet a été financé par l’entremise du Programme de développement sectoriel, en vertu du Partenariat canadien pour l’agriculture, entente conclue entre les gouvernements du Canada et du Québec.

Impact de l'alimentation de précision en gestation sur la carrière productive de truies suivies pendant trois cycles reproductifs

L'alimentation de précision en gestation : des gains réels

Nourrir les truies gestantes coûte cher et a un impact environnemental important. Des chercheurs du CDPQ et de l'Université Laval ont voulu savoir si adapter l'alimentation selon les besoins précis de chaque truie — plutôt qu'une ration unique pour toutes — pouvait améliorer les performances, tout en réduisant les intrants nutritionnels.

Sur trois cycles reproductifs, 393 cochettes ont reçu soit une alimentation conventionnelle, soit une alimentation de précision ajustée par parité ou individuellement. Les chercheurs ont mesuré les performances en gestation, en lactation et la longévité des truies.

Les résultats sont encourageants : l'alimentation de précision a réduit les apports en protéines de 11 % et en phosphore de 17 %, tout en produisant environ 0,7 porcelet sevré de plus par portée. Par contre, les truies sous alimentation de précision ont eu légèrement plus de jours improductifs et une tendance à être réformées plus tôt.

Pour les producteurs, cette approche offre un potentiel réel — moins d'intrants, moins de rejets environnementaux, de meilleures performances. Des ajustements restent nécessaires pour mieux protéger la longévité des cochettes avant de l'adopter à grande échelle.

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Laetitia Cloutier (CDPQ), Lucie Galiot (CDPQ), Gabrielle Dumas (CDPQ), Patrick Gagnon (CDPQ), Béatrice Sauvé (CDPQ), Frédéric Guay (U. Laval), Charlotte Gaillard (INRAE), Jean-Yves Dourmad (INRAE), Aude Simongiovanni (Metex Animal Nutrition)
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Ce projet a été financé par le Programme Innov’Action agroalimentaire, en vertu du Partenariat canadien pour l’agriculture, entente conclue entre les gouvernements du Canada et du Québec.

Le seigle hybride pour réduire les impacts environnementaux de l'élevage porcin

Le seigle hybride : un avantage pour les producteurs de porc québécois et l'environnement

La production d'aliments — surtout le maïs — représente plus de la moitié de l'empreinte environnementale du porc québécois. Des chercheurs de l'Université Laval ont voulu savoir si remplacer le maïs par du seigle hybride cultivé localement pourrait réduire cet impact, sans nuire aux performances des porcs.

À l'aide d'une analyse du cycle de vie (ACV), ils ont mesuré l'impact environnemental de rations où 25 % ou 50 % du maïs était remplacé par du seigle hybride pour des porcs en finition. Les performances de croissance ont été considérées comme équivalentes, ce qui est cohérent avec les recherches existantes.

Remplacer 50 % du maïs par du seigle a réduit les émissions de gaz à effet de serre jusqu'à 12 %, et diminué la pollution des eaux douces par les nutriments jusqu'à 77 % en tenant compte des bénéfices de la rotation des cultures. La seule contrepartie : une légère augmentation de l'utilisation des terres, en raison du rendement inférieur du seigle par rapport au maïs.

Pour les producteurs, c'est une bonne nouvelle. Le seigle hybride est bien adapté à nos conditions agricoles, nécessite moins de pesticides et améliore la santé des sols. Les chiffres sont aussi encourageants côté économique — les producteurs de grains qui adoptent une rotation maïs-soya-seigle peuvent voir leur rentabilité augmenter dès le deuxième cycle de rotation.

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Léa Cappalaere (U. Laval), Marie-Pierre Létourneau Montminy (U. Laval), Laetitia Cloutier (CDPQ), Nadine Bachand (Terre à Table)
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Ce projet a été financé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation dans le cadre du Programme de développement territorial et sectoriel 2023-2026. Autres partenaires financiers : Terre à Table, KWS et Les ÉPQ

Lutter contre le SRRP : un traitement simple dans l'eau de boisson pour sauver davantage de porcs

Le virus du SRRP est l’une des maladies les plus coûteuses pour les éleveurs de porcs. Lorsqu’il touche un troupeau de truies, les porcelets fraîchement sevrés tombent souvent malades rapidement — et sans intervention rapide, les taux de mortalité peuvent grimper. Des chercheurs du Québec ont évalué si l’ajout de Tylvalosine (Aivlosin®) à l’eau de boisson pouvait aider les porcelets en pouponnière à surmonter une épidémie naturelle de SRRP. La moitié des porcelets a reçu ce traitement dans l’eau en plus d’un antibiotique alimentaire standard ; l’autre moitié n’a reçu que l’antibiotique alimentaire. Les résultats se sont révélés prometteurs. La mortalité en pouponnière est passée de 10 % à 4 % chez les porcs traités, et moins de porcs ont eu besoin d'injections individuelles d'antibiotiques. Les taux de survie de la pouponnière à la mise en marché se sont également améliorés de manière significative. Pour les éleveurs confrontés au SRRP, l'ajout de Tylvalosine à l'eau de boisson pourrait constituer un outil pratique et simple pour réduire les pertes et limiter les traitements par injection, sans affecter le gain quotidien et l'efficacité alimentaire.


 

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Christian Klopfenstein, Claudia Coulombe, Léonie Morin-Doré, Patrick Gagnon et Marie-Claude Poulin, CDPQ
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