Summary
Le seigle hybride : un avantage pour les producteurs de porc québécois et l'environnement
La production d'aliments — surtout le maïs — représente plus de la moitié de l'empreinte environnementale du porc québécois. Des chercheurs de l'Université Laval ont voulu savoir si remplacer le maïs par du seigle hybride cultivé localement pourrait réduire cet impact, sans nuire aux performances des porcs.
À l'aide d'une analyse du cycle de vie (ACV), ils ont mesuré l'impact environnemental de rations où 25 % ou 50 % du maïs était remplacé par du seigle hybride pour des porcs en finition. Les performances de croissance ont été considérées comme équivalentes, ce qui est cohérent avec les recherches existantes.
Remplacer 50 % du maïs par du seigle a réduit les émissions de gaz à effet de serre jusqu'à 12 %, et diminué la pollution des eaux douces par les nutriments jusqu'à 77 % en tenant compte des bénéfices de la rotation des cultures. La seule contrepartie : une légère augmentation de l'utilisation des terres, en raison du rendement inférieur du seigle par rapport au maïs.
Pour les producteurs, c'est une bonne nouvelle. Le seigle hybride est bien adapté à nos conditions agricoles, nécessite moins de pesticides et améliore la santé des sols. Les chiffres sont aussi encourageants côté économique — les producteurs de grains qui adoptent une rotation maïs-soya-seigle peuvent voir leur rentabilité augmenter dès le deuxième cycle de rotation.