Santé animale, Bien-être animal, Production et gestion
De petites améliorations apportées au moment du sevrage peuvent avoir un impact durable sur la santé, le bien-être et les performances des porcs.
Le sevrage est l’une des périodes les plus stressantes de la vie d’un porcelet. La séparation de la truie, le mélange avec des animaux inconnus, le transport et l’adaptation à un nouvel environnement surviennent tous dans un court laps de temps, créant des défis qui peuvent avoir une incidence sur la santé, la croissance et la productivité à long terme.
Des chercheurs de partout au Canada travaillent à mieux comprendre ces facteurs de stress et à déterminer des stratégies de gestion pratiques qui améliorent le bien-être des porcelets, tout en aidant les producteurs à réduire les problèmes de santé et le recours aux traitements antimicrobiens.
Dans cet épisode de la série « La recherche en action » de Swine Innovation Porc, la Dre Luiene Moura Rocha, chercheuse scientifique au Centre de développement du porc du Québec (CDPQ), explique comment ce projet de la Grappe porcine 4 aide les producteurs à mieux gérer l’une des étapes les plus critiques de la production porcine.
Soutenir la santé des porcelets dès le départ
Ce projet, intitulé « Évaluation de l’impact des pratiques de gestion au sevrage, de la manipulation et du transport des porcelets sevrés à différents âges à l’aide de mesures basées sur les animaux et de leur relation avec le bien-être animal, la santé, l’utilisation d’antimicrobiens et les performances de croissance », vise à déterminer les pratiques de gestion qui améliorent la résilience des porcelets pendant le sevrage.
Le projet examine comment les pratiques de manipulation, l’âge au sevrage et le transport influencent le bien-être, la santé et les performances des animaux. En mesurant ces facteurs tout au long du processus de sevrage, les chercheurs élaborent des recommandations pratiques que les producteurs pourront appliquer à la ferme.
L’objectif est simple : des porcelets en meilleure santé, de meilleures performances de croissance et moins de problèmes de santé tout au long de la phase de pouponnière.
Des recherches pratiques pour les producteurs canadiens
L’équipe de recherche étudie des moyens de réduire le stress avant et pendant le sevrage afin que les porcelets arrivent à la pouponnière en meilleure santé et mieux préparés pour la prochaine étape de production.
Plutôt que de compter sur des traitements supplémentaires après l’apparition de problèmes, ces travaux visent à prévenir le stress avant qu’il n’ait des répercussions sur la santé et la productivité. Les résultats devraient aider les producteurs à améliorer leurs pratiques de gestion, à renforcer le bien-être animal et à réduire l’utilisation inutile d’antimicrobiens.
Soutenu dans le cadre de la Grappe porcine 4, le projet réunit des chercheurs et des partenaires de l’industrie de partout au Canada afin de proposer des solutions pratiques fondées sur la science qui profitent à la fois aux producteurs et aux animaux.
Regardez la vidéo pour découvrir comment la Dre Moura Rocha et ses collaborateurs contribuent à améliorer le bien-être des porcelets tout en fournissant des outils de gestion pratiques aux producteurs de porc canadiens.
Article basé sur un projet de la Grappe porcine 4 : Évaluation de l’impact des pratiques de gestion au sevrage, de la manipulation et du transport des porcelets sevrés à différents âges à l’aide de mesures basées sur les animaux et de leur relation avec le bien-être animal, la santé, l’utilisation d’antimicrobiens et les performances de croissance.
Responsables du projet : Dre Luiene Moura Rocha (Centre de développement du porc du Québec – CDPQ), Dre Yolande Seddon (Université de la Saskatchewan) et Dr Frédéric Guay (Université Laval)