Summary

L'odeur de verrat — cette odeur ou ce goût désagréable qui peut se manifester dans la viande de porc provenant de porcs mâles non castrés — constitue une réelle préoccupation tant pour les producteurs que pour les consommateurs. La castration est depuis longtemps la solution privilégiée, mais les préoccupations liées au bien-être animal poussent l'industrie à trouver des alternatives. Des chercheurs du Centre canadien pour l’amélioration des porcs, du Centre de développement du porc du Québec et de l’Université de Guelph ont cherché à déterminer si la sélection de verrats présentant des marqueurs génétiques favorables pouvait réduire l’odeur de verrat chez leur progéniture. Ils ont mené trois essais commerciaux au Québec et au Manitoba, en suivant plus de 1 600 porcs du sevrage à l’abattage. La progéniture des verrats à faible potentiel d'odeurs présentait des taux légèrement inférieurs d'androsténone et de scatole (les deux composés à l'origine de l'odeur de verrat), mais les différences étaient minimes et rarement statistiquement significatives. Cette recherche constitue une première étape prometteuse vers l'utilisation de la sélection génomique dans le cadre d'une stratégie pratique de réduction de l'odeur de verrat à la ferme — même si la génétique seule ne sera probablement pas la solution.