Summary
La viande de porc contient naturellement un composé appelé carnosine, une molécule associée au ralentissement du vieillissement et à la protection de l'organisme contre les maladies. Mais les porcs canadiens en produisent-ils autant qu'ils le pourraient ? Des chercheurs ont entrepris de le découvrir. Une équipe de scientifiques canadiens a étudié les taux de carnosine chez trois grandes races de porcs — Duroc, Landrace et Yorkshire — et a vérifié si l'ajout de bêta-alanine (un précurseur de la carnosine) à l'alimentation des porcs pouvait encore augmenter ces taux. Les porcs Duroc présentaient les taux de carnosine les plus élevés, et une teneur plus élevée en carnosine était associée à une meilleure couleur de la viande et à une moindre perte d'humidité — des signes d'une meilleure qualité de la viande de porc. La supplémentation en bêta-alanine n'a pas augmenté les taux de carnosine aux doses testées, mais elle a contribué à réduire l'oxydation, ce qui prolonge la durée de conservation. Pour les producteurs canadiens, cette recherche ouvre de réelles perspectives. La sélection de génétiques à forte teneur en carnosine — en particulier les lignées Duroc — pourrait améliorer à la fois la qualité de la viande et l'attrait du porc canadien sur le plan de la santé, tant sur le marché intérieur que sur les marchés d'exportation.